Samsung Galaxy S8 : un problème de mémoire flash ?

Samsung fait face à une très forte demande sur le Galaxy S8. Le terminal se vend extrêmement bien depuis son lancement le mois dernier et il en va de même pour sa déclinaison. Afin de faire face à la demande, le constructeur est donc obligé de se fournir auprès de différents fournisseurs. Tous les composants utilisés pour assembler les terminaux ne seraient cependant pas les mêmes.

Le Galaxy S8 est un produit remarquable. Haut de gamme oblige, il hérite en effet de ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle sur le marché.

UFS Galaxy S8

S’il est doté d’un écran au rendu irréprochable, il a aussi droit à un processeur haut de gamme gravé en 10 nm.

Tous les Galaxy S8 ne sont pas logés à la même enseigne

Cependant, tous les modèles produits ne sont pas dotés de la même configuration. Pas exactement, du moins. La version européenne, par exemple, embarque un Exynos 8895 alors que les versions chinoises et américaines ont droit à un Snapdragon 835.

Il y a aussi des différences sur la partie photo. Le capteur varie en fonction des séries et si certains modèles sont équipés d’un IMX333, d’autres embarquent un ISOCELL S5K2L2. Dans les faits, bien sûr, les deux capteurs sont capables d’obtenir des images de très bonne qualité.

D’après XDA Developers, tous les modèles ne seraient pas non plus équipés de la même mémoire. En fouinant en ligne, nos confrères ont effectivement réalisé que si certaines séries avaient bel et bien droit à de l’UFS 2.1, d’autres se contentaient en revanche de l’UFS 2.0.

C’est évidemment problématique puisque ces deux normes offrent des performances très différentes l’une de l’autre. La dernière atteint une vitesse de lecture séquentielle comprise entre 700 et 800 Mbps, contre une moyenne située entre 500 et 600 Mbps pour la norme précédente.

Samsung lui-même semble avoir conscience de l’ampleur du problème puisque l’entreprise a fait disparaître de la fiche du produit toutes les mentions faisant allusion à l’UFS 2.1.

De l’UFS 2.1 ou de l’UFS 2.0 suivant les modèles

Le géant coréen n’est pas le premier constructeur à se retrouver dans une telle situation. Huawei a lui aussi été confronté à un souci similaire avec le P10 et le P10 Plus. Le constructeur a en effet équipé ses téléphones d’une combinaison de LPDDR3, LPDDR4, eMMC 5.1, UFS 2.0 et UFS 2.1. Cela lui a d’ailleurs valu de virulentes critiques de la part de la communauté, des critiques portant notamment sur la réaction du CEO de la marque lorsque l’affaire a été rendue publique.

Bien sûr, dans ce cas précis, la différence est presque inexistante, mais ces différences risquent tout de même de ne pas être appréciées par les utilisateurs du téléphone, d’autant qu’il n’est pas simple de déterminer le type de module utilisé dans la conception d’un téléphone.

Si vous voulez faire le test chez vous, la meilleure méthode consiste à installer Androbench sur votre téléphone et à examiner avec attention les résultats obtenus sur la lecture séquentielle. Si les débits affichés sont supérieurs à 600 Mbps, alors votre téléphone embarque vraisemblablement de l’UFS 2.1.