Samsung signe avec Verizon pour la 5G aux États-Unis

Verizon devait absolument changer de partenaire pour pouvoir diffuser plus efficacement son réseau 5G. Le plus grand opérateur mobile des États-Unis avait jusque-là comme partenaire Huawei, qui n’est plus le bienvenu sur le territoire de Donald Trump. Samsung saute alors sur l’occasion pour s’engouffrer dans la brèche et conquérir le continent nord-américain.

L’entreprise de télécommunication offre actuellement le meilleur débit de téléchargement avec le réseau de cinquième génération dans le pays. L’équipementier venant de la Corée du Sud annonce sa volonté d’« améliorer l’expérience mobile des clients » de son partenaire, en remplaçant les infrastructures qui sont encore celles utilisées pour la diffusion de la 3G et de la 4G.

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Le leader de la téléphonie sans fil basée au New Jersey avait pourtant le choix entre plusieurs prétendants.

L’éviction des entreprises chinoises profite à Samsung

Le gouvernement des États-Unis a définitivement coupé les liens avec ZTE et Huawei, à cause de suspicions d’espionnage. Pourtant les réseaux mobiles dépendaient fortement de ces entreprises chinoises en matière d’équipement et d’infrastructure. Actuellement, les opérateurs américains doivent mettre à jour tout le matériel pour pouvoir mettre en place la 5 G comme il se doit. L’éviction des constructeurs venant de l’Empire du Milieu permet à Samsung de placer avantageusement ses pions sur le marché.

Le contrat signé avec Verizon est à hauteur de 6.6 milliards de dollars, pour une validité qui va jusqu’au mois de décembre 2025. Ce partenariat de longue date est donc une bonne affaire pour le géant coréen, dont les ventes ont ralenti par rapport à l’année dernière.

Nokia et Ericsson étaient aussi dans la course

Il faut préciser que la route n’était pas toute tracée pour la firme sud-coréenne, même si la disqualification des Chinois avait augmenté considérablement ses chances de s’implanter en Amérique du Nord. Deux firmes européennes étaient également de sérieux candidats pour conclure cet accord très juteux : Ericsson et Nokia. Le premier avait fait un bénéfice de 1,85 milliard d’euros en 2019, tandis que le second performait à 1,2 milliard. Quand on sait que Samsung culminait seulement à 578, 5 millions, cette entente est donc une aubaine pour lui permettre de grappiller des parts à ses concurrents.

Pour l’instant, le leader mondial reste encore Huawei, malgré le fait que plusieurs gouvernements aient suivi l’exemple des États-Unis. L’année dernière, 26.2 % des équipements de réseau de la planète ont encore été fournis par la firme du Céleste Empire.