Samsung : un laboratoire interne pour certifier les batteries

Selon le Wall Street Journal, Samsung aurait fait appel à un laboratoire interne pour certifier les batteries de ses téléphones, et notamment celles du Galaxy Note 7. Si le laboratoire appartenant au géant coréen était bel et bien reconnu et accepté par les autorités américaines, la question de sa neutralité se pose après les nombreux problèmes de combustion et d’explosion des derniers smartphones de la firme.

Samsung a annoncé rechercher activement les causes de ces dangereuses défaillances, mais pour l’heure aucune explication valable n’a été communiquée par la firme en ce qui concerne les 92 cas de surchauffe enregistrés sur ses téléphones.

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Samsung a fait appel à un laboratoire interne pour certifier les batteries de ses Galaxy Note 7

C’est au début des années 2000, suite à l’arrivée sur le marché de nombreuses batteries de mauvaise qualité dans différents terminaux, que les autorités américaines ont mis en place – avec l’aide de la CTIA (Cellular Telephone Industries Association) – un réseau de 26 laboratoires dédiés à la certification des batteries. Mais alors que la plupart des constructeurs font appel à des laboratoires externes, Samsung serait l’une des dernières firmes ayant recours à un labo interne certifié.

Samsung : l’une des dernières firmes ayant recours à un labo interne

Depuis quelques années maintenant les compagnies High-Tech optent de plus en plus pour faire expertiser leurs batteries par des laboratoires externes et donc indépendants. C’est le cas de Microsoft, Motorola ou encore Lenovo, et c’est d’autant plus valable pour Apple puisque la firme de Cupertino a toujours fait appel à des laboratoires indépendants.

Ce n’est malheureusement pas le cas de Samsung, étant donné que le géant coréen continue de confier les tests de ses batteries à un organisme interne, et ce pour plusieurs raisons.

Peur de l’espionnage industriel et volonté de gagner du temps

Si Samsung fait toujours appel à un laboratoire interne, ce n’est pas par hasard. La firme s’assure par se biais que ses secrets industriels sont bien gardés (notamment vis à vis des technologies qui entourent les batteries : charge rapide et types de cellules employées par exemple).

D’autre part le géant coréen gagne du temps avec cette certification en interne, ici pas besoin d’attendre son tour, l’entreprise peut accélérer les choses en donnant aux experts les moyens de travailler plus vite, et ainsi mettre ses produits plus rapidement sur le marché.

Malgré les avantages de cette méthode, Samsung devra peut-être se mettre à la page et faire par la suite appel à des laboratoires indépendants, son propre organisme n’ayant décelé aucune faille sur les batteries initiales des Note 7 ou sur leurs remplaçantes.

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