Sars-CoV-2 : L’OMS demande plus de preuves d’une transmission aéroportée du virus

Une lettre ouverte, signée par 239 scientifiques de 32 pays et concernant un autre mode de transmission du Sars-CoV-2 a été récemment adressée à l’Organisation mondiale de la santé.

Alors que la transmission officiellement reconnue pour ce fléau se fait par les gouttelettes émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou parle, cette lettre affirme que ce coronavirus peut rester dans l’air et se transmettre.

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Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le mardi 7 juillet dernier, Venedetta Allegranzi, responsable technique en prévention de l’OMS, a déclaré que des preuves s’ajoutent, concernant la transmission du Sars-CoV-2 par l’air. Toutefois, l’OMS souligne que les risques sont infimes et que ce mode de transmission n’a pas été vérifié.

Une transmission aéroportée n’est pas à écarter, mais …

Pour comprendre, il faut savoir qu’une gouttelette est une particule lourde, plus lourde que l’air, elle retombe donc aisément vers le sol. Par contre, un aérosol est léger, celui-ci est en mesure de rester plus longuement dans les airs. Et on en produit quand on éternue.

Ainsi, lorsqu’on éternue par exemple, une gouttelette finira vite au sol à cause de la gravité, tandis qu’un aérosol pourra flotter plus longtemps et parcourir de plus grandes distances, porté par le vent, comme l’explique Bruce Thompson, expert respiratoire à l’Université Swinburne (Australie).

Mais même si ce mode de transmission par l’air est confirmé, divers critères entrent en jeu, pour le favoriser. Afin que les aérosols puissent persister beaucoup plus longtemps dans l’air augmentant ainsi le risque de contamination, il faut que ces derniers soient émis dans une salle mal ventilée.

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Quoi qu’il en soit, les recommandations sanitaires restent les mêmes

Comme il a été recommandé dès le début de cette pandémie, les espaces confinés et remplis de monde sont toujours dangereux. Et comme ces endroits augmentent les risques d’infection, si vous êtes obligé de les fréquenter, il est recommandé d’y passer le moins de temps possible.

Le lavage régulier des mains, le port du masque, la désinfection des objets ainsi que le maintien de la distanciation sociale restent également cruciaux, afin de se protéger et de protéger les autres.

Pour le moment, l’OMS indique qu’elle est actuellement sur un « dossier » concernant une éventuelle transmission aéroportée du Sars-CoV-2, et précise que la probabilité d’une contamination par l’air sera étudiée de près, sur la base de plus de preuves dans ce sens.

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