Scoopeo me fatigue…

Dans la vie d’un blogueur, on peut distinguer finalement deux types de service incontournables : l’agrégateur RSS et le digg-like. C’est comme ça, quand on tient un blog, nos journées sont souvent rythmées de la même manière. Oui sauf que pour Scoopeo, ce n’est quand même pas gagné vu que le service se trouve très régulièrement en carafe et qu’il devient de plus en plus difficile de récolter des votes honnêtes.

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Avant tout, il me faut vous préciser que ce billet n’est pas un coup de gueule à l’encontre de Scoopeo. Ni même une critique objectif du service. Tout ce que je vais évoquer ici n’est qu’un constat réalisé d’après ma propre expérience personnelle. Et évidemment, mes propos n’engagent que moi. Il ne s’agit donc pas de lancer une énième polémique sur l’un des digg-like les plus fréquentés de notre pays, simplement d’engager une réflexion censée et réfléchie sur le positionnement de ce dernier dans un marché qui tend à se saturer et…

Et rien, même moi je n’arrive pas à croire en ce que je viens d’écrire. Franchement, pour un peu, on aurait presque l’impression que je suis un blogueur sérieux, intègre et posé. Non, en fait même si je n’ai pas l’attention de pointer un doigt accusateur sur Scoopeo, il n’empêche que certaines choses m’agacent depuis quelques temps, que je les ai gardé en moi trop longtemps et que je ressens désormais le besoin impérieux de les faire sortir de ma tête pour les partager avec vous.

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Pour commencer, Scoopeo se moque de mon égo et ce n’est vraiment pas bien. Comme je l’ai déjà évoqué dans un billet précédent, j’utilise depuis un an et demie toute une palanquée de digg-like bien sympathiques. En dehors de Scoopeo, je suis aussi présent sur Fuzz, Pioche, Enooorme ou encore Blogasty, mon petit préféré.  J’y balance mes billets quotidiens, ce qui représente approximativement 800 articles depuis un an et demie. Dans le lot, ils sont nombreux à être arrivés en home page. A l’exception de Scoopeo, bien entendu, qui semble me bouder comme pas permis.

C’est certain, tous mes articles ne sont pas exceptionnels, loin de là. Même si j’essaye de créer le maximum de contenu possible, il m’arrive souvent de relayer des informations glânées chez nos amis américains. If he can, me too, hein… Dans ce contexte, je comprends parfaitement que tous mes billets ne suscitent pas forcément l’engouement populaire. Comme dirait le petit Fogiel, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Oui mais c’est aussi une question de statistiques. Sur mes 559 billets proposés sur Scoopeo (et plus), seuls 13 d’entre eux se sont retrouvés à la une de Scoopeo. Sans être un as des mathématiques, je sais que cela représente approximativement 2% de ma publication. Oui, même pas 5%… Autant dire qu’à ce tarif-là, on finit invariablement par se poser un bon paquet de questions. Est-ce que mes billets sont aussi merdiques que ça ? Qu’est ce que j’ai fait de mal ? Est-ce que je dois balancer des photos de filles à poil pour arriver en home page ? Bref, au bout d’un moment, ça fait plutôt mal à la tête.

En même temps, c’est vrai que je n’entretiens pas mon réseau. Je viens tout juste de commencer à m’ajouter des amis, je n’ai jamais beaucoup voté pour les billets des autres et il est donc possible que Scoopeo me punisse en circonstance. Certes, mais ce qui est vraiment étrange, c’est que j’en fais de même avec tous les autres digg-like que je fréquente. A part Blogasty, sur lequel je suis un peu plus présent, ce qui est d’ailleurs parfaitement normal puisqu’il reste mon préféré. Et pourtant, sur ces derniers, je suis un peu plus présent sur la une. Et pourtant, sur ces derniers, mes articles récoltent un peu plus de voix.

Evidemment, d’un autre côté, je pourrais aussi revoir ma stratégie à la hausse. Balancer plus de liens sur mon Twitter ou mon Facebook pour tenter d’attraper quelques clics en plus. Oui, je pourrais le faire, mais je n’en ressens pas l’envie. Courir après le vote du public, cela ne me paraît pas honnête. Bien entendu, de nombreux blogueurs ne pensent pas comme moi, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’ils ont tort. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Par contre, ce que je trouve vraiment préjudiciable, c’est que Scoopeo soit aussi castrateur.

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L’autre point qui me titille depuis quelques temps, c’est la stabilité du service. Cela fait maintenant plusieurs mois que Scoopeo rame. Il rame quand on va voir son profil, il rame lorsqu’on veut voir les billets proposés, il plante lorsqu’on veut cliquer sur les scoops de ses amis (on se tape tout le temps une jolie erreur sur Firefox : “Vous ne pouvez pas cliquer ce scoop pour le moment : erreur inconnue”) et c’est encore pire quand on veut proposer l’un de ses billets.

Ainsi, il n’est pas rare de voir apparaître une erreur vous annonçant que “The page you are looking for is temporarly unavailable” et vous demandant ensuite de “Please try later”. Temporairement inaccessible, certes, mais souvent quand même. Et il en va de même au moment de valider son article. Le chargement de la page s’arrête ou se blogue et il est alors nécessaire de cliquer comme un bourrin sur le bouton “Rafraîchir” de son navigateur pour parvenir à envoyer votre superbe création… Qui au passage ne récoltera pas beaucoup de votes.

Evidemment, je comprends parfaitement qu’un service plante de temps en temps. C’est de l’informatique, ce n’est pas une science exacte et ce sont des choses qui arrivent même aux meilleurs. Du coup, pendant un long moment, j’ai patienté. Je me disais que Scoopeo attirait peut-être plus de monde, qu’il était victime de sa réussite et que les gars devaient sans doute bosser pour améliorer leur infrastructure. Oui, je l’ai pensé, très fort même, du moins pendant les six premiers mois. Après, au bout d’un moment, la patience et l’optimisme ont laissé la place à l’agacement et à la frustration.

Résultat des courses, Scoopeo me fatigue. Et je me demande ce que vous en pensez, vous.