Screencast : PluXml

PluXml, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, est un chouette CMS super original dans le sens où il s’affranchit de la traditionnelle base de données. Point positif, il conviendra ainsi à tous les hébergeurs et ne nécessitera que très très peu de maintenance. Idéal, donc, pour le blogueur qui se lance, certes, mais aussi pour le commerçant ou le patron de PME qui recherche un système fiable, léger et complètement modulable. Forcément, ça valait bien un screencast.

[vimeo 8214545 nolink]

PluXml, le rappel des faits

PluXml, le site officiel

Comme on l’apprend sur le site officiel, le projet PluXml a vu le jour en 2006, grâce à Skyline. Quelques années après, en juin 2008, il a été repris par Florent Monthel. Ce qu’il faut savoir, c’est que PluXml est distribué sous les termes de la licence libre GNU/GPL. Vous êtes donc libres de l’utiliser comme bon vous semble.

Au niveau technique, comme je l’indiquais un peu plus haut, PluXml repose entièrement sur le Xml. En gros, votre configuration, vos articles, vos rubriques, vos pages statiques et tous les éléments constituant votre blog seront enregistrés dans des fichiers Xml séparés. C’est ce qui permet au CMS de se passer de toute base de données.

PluXml, l’installation

PluXml, l'arborescence du dossier

L’installation de PluXml est on ne peut plus simple. On récupère l’archive, on la décompresse, on la balance sur son FTP ou dans un dossier en local, on se rend sur le site et l’installeur se lance automatiquement. Tout ce que vous avez à faire, c’est d’indiquer un nom d’utilisateur et un mot de passe. Une fois que c’est fait, vous êtes automatiquement renvoyé vers l’interface d’administration.

Même chose pour l’arborescence du CMS qui est d’une clarté sans égale. On trouve ainsi les dossiers suivants :

  • Core : Contient les fichiers nécessaires au fonctionnement du CMS.
  • Data : Contient les fichiers du contenu de votre blog : articles, commentaires, configuration, documents, images et pages statiques.
  • Themes : Contient le thème web et le thème mobile de votre blog.

Concernant ce dernier point, PluXml intègre en effet nativement une version web et une version mobile. Ces deux thèmes distincts peuvent bien entendu être paramétrés comme bon vous semble. On précisera par ailleurs que vous pouvez télécharger d’autres thèmes sur le site officiel.

PluXml, l’utilisation

PluXml, l'interface d'administration

Si vous êtes habitué à l’interface d’administration de WordPress, celle de PluXml vous déroutera sans doute. Très minimaliste, elle laisse place à l’essentiel. Le menu horizontal vous permet de gérer vos articles, de créer un nouvel article, de créer vos pages statiques, de gérer les commentaires, les médias, les catégories et d’accéder au paramétrage de votre blog.

L’ensemble est très réactif et très agréable à utiliser. L’avantage d’une interface aussi minimaliste, c’est qu’elle sera utilisable par le plus grand nombre, professionnels du métier comme simples éditeurs. Gros point positif, vous pouvez très bien balancer du code dans vos pages statiques (HTML, PHP, Javascript, ASP…). En terme de développement, ça vous permettra d’être beaucoup plus réactif et de moins vous prendre la tête pour intégrer de nouvelles fonctionnalités à vos pages.

Attention quand même parce que PluXml n’est pas exempt de défauts pour autant. En ce qui me concerne, j’en ai relevé quelques uns :

  • On ne peut pas créer plusieurs comptes utilisateurs. Et à l’ère du collaboratif, ce manque est assez gênant. Un seul utilisateur, c’est bien entendu un seul administrateur, certes, mais aussi et surtout un seul rédacteur.
  • On ne peut pas créer une nouvelle rubrique en rédigeant un nouvel article. On doit donc d’abord passer par la rubrique « catégorie » de son interface d’administration. Un peu galère, ça nous prend du coup plus de temps.
  • On ne peut paramétrer que deux tailles d’images : vignette ou taille réelle. C’est de mon point de vue l’un des plus gros manques de ce CMS. Du coup, si l’on souhaite mettre en place un thème type magazine, on sera obligé de gérer l’intégration de ses images en passant par des librairies comme GD2 et autres.
  • Le CMS ne supporte pas les plugins. L’avantage, c’est qu’on reste maître de son contenu. L’inconvénient, c’est qu’on doit tout se taper à la main si l’on veut rajouter des fonctionnalités. Les développeurs s’en foutront mais pour le blogueur ou l’éditeur de contenu, c’est assez gênant.

En conclusion

Pour conclure, on peut dire que PluXml est un chouette CMS, bourré de qualités, doté d’un terrible potentiel, mais qui ne s’adresse pas forcément à tous les publics et qui ne conviendra pas non plus à tous les projets. Cela dit, notons que le projet est encore jeune, qu’il n’a pas forcément atteint sa phase de maturité (il est toujours en béta il me semble) et qu’il évoluera sans doute dans les années qui viennent. Pour ma part, ce qui est sûr, c’est que je vais me le garder sous le coude parce qu’il pourra sans doute intéresser certains clients.

Voilà, et pour le reste, tout est dans le screencast. Par contre, il faut savoir que ce dernier a été tourné après une trop courte nuit et que votre humble serviteur était du coup un peu à la ramasse. Oui, comme d’habitude, je sais… Et enfin, pour rendre à César ce qui appartient à César, il ne me reste plus qu’à remercier Dhoko qui m’a fait découvrir PluXml.