En Chine, les étudiantes doivent envoyer des selfies dénudés pour emprunter de l’argent

La Chine est peut-être devenue une puissance économique incontournable en l’espace de quelques années mais tous ses habitants ne roulent malheureusement pas sur l’or. En réalité, les chinois les plus démunis vivent même dans une extrême pauvreté. Preuve en est, les ouvriers de Foxconn sont payés en moyenne 1,85 $ de l’heure pour fabriquer l’iPhone 6s, du moins selon le China Labor Watch.

Les emprunts sont donc très fréquents là bas, et notamment chez les étudiants. Toutefois, les prêts ne se déroulent pas de la même manière là-bas. Loin de là.

Selfie chinoise

En Chine, les étudiantes doivent envoyer des selfies dénudés à leur prêteur sur gage pour emprunter de l’argent.

Preuve en est, les prêteurs sur gage appliquent des taux très importants, des taux pouvant parfois dépasser les 25 % !

Li Li a emprunté 500 yuans avec un taux d’intérêt de 30 % par semaine

Un exemple ? Li Li avait besoin d’argent pour finir le mois et elle a donc demandé 500 yuans à un prêteur sur gage, ce qui correspond à un peux moins de 70 €. Mais voilà, l’homme lui a proposé un taux d’intérêt de 30 %… par semaine.

Résultat des courses, notre infortunée amie a du emprunter plus d’argent pour pouvoir rembourses ses dettes et elle doit désormais un peu plus de 55 000 yuans à différents organismes, soit quelque chose comme 7 500 €.

Une somme très conséquente, et encore plus lorsqu’on sait que le salaire minimum chinois tourne désormais autour de 270 €.

Mais le pire reste à venir. Face à la situation, le prêteur sur gage a exigé des photos d’elle dénudée. Pourquoi ? Tout simplement pour avoir une garantie. Si Li Li ne rembourse pas ses dettes, alors l’homme diffusera ces images sur internet.

Des photos dénudées comme garanties

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agirait pas d’un cas isolé. Selon l’histoire de Li Li, de nombreuses autres étudiantes seraient dans le même cas à l’heure actuelle.

Le pire reste à venir car tous ces prêteurs sur gage sont loin d’être des professionnels. En réalité, des particuliers fortunés ont monté des business très lucratifs sur des plateformes d’échange dédiées, des plateformes accessibles en ligne.

Grâce à ces dernières, ils peuvent se remplir facilement les poches en exploitant la misère de leurs camarades.

Suite à la publication du témoignage de Li Li, les médias chinois se sont emparés de l’affaire mais de nombreuses victimes refusent de porter plainte par peur de représailles.

Selfie chinoise 2

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