Le selfie d’un singe ne peut pas être sous copyright, c’est officiel

Un singe prend un selfie avec l’appareil photo d’un photographe : à qui revient le copyright ? C’est la question que nous nous posions il y a quelques temps lorsque cette scène est arrivée en 2011 et que la photo est arrivée sur Wikimedia Commons contre le gré du photographe David Slater qui affirmait en détenir les droits. Selon Wikimedia, cependant, cette photo tombait directement dans le domaine public, faute de personne à qui accorder le copyright.

C’est le Bureau du Copyright aux États-Unis qui a finalement tranché la question il y a quelques jours, dans un rapport d’exactement 1 222 pages. Rassurez-vous cependant : on va vous résumer la réponse en un peu moins que ça et il ne vous faudra ainsi pas quatre jours pour lire cet article.

Le selfie, version singe

Ce rapport n’est pas là que pour traiter de la question de ce selfie unique, bien sûr, et répond en fait à des interrogations un peu plus générales sur le copyright et sur comment déterminer le détenteur des droits sur une œuvre.

Ainsi, « les œuvres produites par la nature, des animaux ou des plantes » ne peuvent être enregistrées. Oui des plantes, parce qu’on sous-estime toujours le côté voleur des arbres qui tendent à subtiliser de plus en plus d’appareils pour prendre leurs écorces en photo.

Le selfie de ce singe a été pris par lui-même, bien sûr, donc il s’agit d’une œuvre produite par un animal, qui ne peut ainsi pas tomber sous le joug du copyright de David Slater. Problème résolu. Aux États-Unis seulement, cependant, car le photographe pourrait apparemment encore chercher un recours en Grande-Bretagne.

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