Selon ce cadre de Tesla, Elon Musk a exagéré les capacités de l’Autopilot

Sur Twitter, Elon Musk, le PDG de Tesla, ne cesse de faire des éloges aux véhicules électriques que produit sa firme. Récemment, selon ce dernier, d’ici la fin de cette année, les voitures Tesla pourront être entièrement autonomes grâce à la fonctionnalité Autopilot. Des propos qui seraient totalement exagérés à en croire un cadre de la boîte.

Le directeur du programme Autopilot de Tesla lui-même, CJ Moore, l’a en effet confirmé auprès du DMV (Department of Motor Vehicles). Pour ce dernier, alors que les déclarations d’Elon Musk sous-entendent que l’Autopilot atteindra le niveau 5 de conduite autonome fin 2021, il n’en est en fait actuellement qu’au niveau 2.

Crédits Tesla

Cette révélation porte un nouveau coup à l’image de Tesla, déjà bien ternie par plusieurs accidents impliquant l’Autopilot et les capacités qu’on lui prête.

Elon Musk surévalue l’Autopilot auprès du grand public

Par le biais de ses tweets, le PDG de Tesla nous garantit en effet que d’ici la fin de cette année, l’Autopilot sera entièrement au point. Ainsi, les véhicules de Tesla pourront être à 100 % autonomes. Mais en réalité, cette promesse est loin d’être réalisable.

Selon Moore, ce logiciel n’est actuellement qu’au stade 2 de la conduite autonome. De ce fait, atteindre la cinquième et dernière étape d’ici la fin de 2021 est carrément improbable. Information soulignée par le DMV, CJ Moore et d’autres représentants de Tesla dans le cadre d’une conférence téléphonique qui s’est tenue le 9 mars 2021.

Aujourd’hui, au stade où il en est, l’Autopilot permet juste à une voiture électrique de changer de voie sur une autoroute ou d’ajuster son allure en fonction de celle d’un autre véhicule.

La technologie de Tesla représenterait même un danger

Les logiciels de Tesla, comme l’Autopilot ou le FSD (Full Self-Driving), font beaucoup parler d’eux. En revanche, si l’on se fie aux événements, il est évident que l’appellation de ces programmes est loin de refléter la réalité.

D’ailleurs, la NTSB (National Transportation Safety Board) et la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) enquêtent sur de nombreux accidents, impliquant l’usage du logiciel de pilotage automatique des voitures de Tesla. Dans la ligne de mire des gendarmes de la régulation, l’accident qui a récemment causé la mort de deux personnes au Texas, entre autres.

Mots-clés Autopilottesla