Selon ces chercheurs, une immunité au Sars-CoV-2 pourrait n’être que « transitoire, durer un petit bout de temps puis disparaître »

Le Sars-CoV-2, coronavirus à l’origine du COVID-19, a déjà infecté plus 12 420 000 personnes dans le monde, avec plus de 558 000 décès. Du fait que ce fléau est encore récent, on en sait vraiment peu à son sujet, mais les chercheurs ne cessent d’en apprendre un petit peu plus chaque jour.

Comme vous le savez, un vaccin ne sera pas prêt de sitôt. Pour ne rien arranger, les résultats d’une étude récente suggèrent qu’une immunité contre le COVID-19 ne serait en fait que temporaire, alors que la communauté scientifique avait pensé qu’un patient rétabli du COVID-19 développerait des anticorps contre ce dernier.

Crédit photo Mohamed Hassan – Pixabay.com

En effet, après des tests effectués sur des prélèvements sanguins venant de personnes guéries du COVID-19, une équipe de scientifiques espagnols a pu démontrer que tandis que seulement 5 % des patients ont développé des anticorps, ces derniers disparaissaient chez 14 % d’entre eux, après quelques semaines.

Être positif aux anticorps du COVID-19 ne signifie pas être immunisé

Selon Raquel Yotti, la directrice de l’Institut espagnol de santé Carlos III qui a également participé à cette étude, même si les anticorps peuvent permettre d’être immunisé, cette immunité n’est que temporaire. D’après leurs résultats, ces anticorps disparaissent tout simplement après quelques semaines.

Ian Jones, professeur de virologie à l’Université de Reading, a également précisé que même si les anticorps sont détectés, une protection n’est pas garantie. Ainsi, chez les patients qui ont été testés, ceux qui ont présenté de légers symptômes n’ont pas bénéficié d’une immunité de longue durée.

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La fameuse théorie de l’immunité collective est mise à mal

Tandis que les anticorps disparaissaient après quelques semaines chez les cas graves, ils n’ont été présents que durant une poignée de jours chez ceux qui ont eu des symptômes bénins, selon cette étude. Jones a en outre souligné le fait qu’aucune infection provoquant des symptômes légers ne peut entraîner une mémoire immunologique.

De fait, les anticorps destinés à combattre le COVID-19, qui n’ont d’ailleurs été trouvés que chez 5 % des patients testés, disparaissent tôt ou tard, ces personnes pourront donc de nouveau être infectées.

Raison pour laquelle, la théorie de l’immunité collective tant chère à certains chercheurs ne serait finalement pas envisageable, d’après ces résultats.

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