Selon cette étude, le plus grand lac tropical pourrait bien se tarir d’ici 500 ans

Une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Houston a montré que le plus grand lac d’Afrique, mais qui est également le plus grand lac tropical, court un risque d’assèchement dans les cinq cents prochaines années. Et ce, notamment en raison des effets du changement climatique sur le taux de précipitations.

Ce danger menaçant de survenir est, selon les chercheurs, principalement dû au changement climatique dans le monde. Ainsi, au train auquel les conditions changent pour le Lac Victoria, d’ici quelques siècles, il pourrait bien être rayé de la carte.

Lac Victoria

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L’étude a été réalisée à partir de l’analyse des sédiments issus du Lac Victoria. Et les scientifiques ont pu en conclure que : « un déclin rapide du niveau des lacs était très possible il y a des dizaines de milliers d’années et pourrait se reproduire à l’avenir. »

Une diminution inévitable des précipitations dans le futur

La recherche effectuée par l’équipe de Emily Beverly (professeure adjointe de géologie sédimentaire au collège de sciences naturelles et de mathématiques à l’Université de Houston) démontre que : « Les variations de l’évaporation, de la température, des précipitations et de l’énergie solaire », ont sans doute entrainé trois chutes dans le niveau du lac Victoria durant les cent milles années précédentes.

En outre, si l’eau pluviale est aujourd’hui, la première source du lac Victoria, les effets du changement climatique ne peuvent qu’être désavantageux sur la précipitation, entraînant ainsi une baisse du niveau du lac, suggérant que son assèchement serait possible d’ici cinq cents ans.

Selon toujours Beverly : « Si l’équilibre hydrique est rompu, le lac peut s’assécher très rapidement. Il ne faut pas beaucoup de chutes des précipitations pour le modifier. »

Un danger pour l’économie des pays voisins à prévoir

Selon Emily Beverly : « aux taux actuels de variation de la température et de baisse précédente du niveau de l’eau, le Nil Blanc pourrait ne plus avoir aucun débouché sur le Lac Victoria (un des principaux fleuves qui se jette dans le lac) d’ici à peine 10 ans. Tous les ports importants du lac Victoria pourraient être enclavés d’ici un siècle et le Kenya pourrait perdre l’accès au lac d’ici 400 ans. »

En outre, la vie économique de bon nombre de pays frontaliers dépend du lac Victoria. Il en est ainsi du Kenya, du Rwanda, du Burundi ou encore de la Tanzanie pour leurs sociétés de pêches. Pareil pour l’Ouganda où l’eau du lac Victoria est en ce moment, une source incontournable pour l’énergie hydroélectrique.

Ainsi, selon les statistiques, à peu près quarante millions de personnes vivant dans les pays voisins du lac auraient du mal à survivre dans le cas où le lac viendrait à se tarir.