Selon Hiroshi Yamauchi, la PlayStation aurait battu la N64 car les Japonais aiment jouer seuls à des jeux « déprimants »

Dans une revue américaine semblant dater du tout début des années 2000, il était révélé que Hiroshi Yamauchi, président de Nintendo de l’époque, avait donné les raisons pour lesquelles la PlayStation aurait battu la Nintendo 64. Et selon cet homme décidément intraitable, la différence se serait notamment faite au niveau des jeux « déprimants » proposés chez Sony.

La nouvelle n’est pas de première fraîcheur, mais qui pouvait se targuer d’en avoir connaissance jusqu’ici à part un nombre a priori peu nombreux d’initiés ? Ce sont les membres du site Nintendo Life qui ont rapporté qu’alors qu’ils feuilletaient des magazines de jeux vidéo datant du début du millénaire, ils sont tombés sur une révélation pesant son poids de cacahuètes.

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Dans un encart où il était question du départ à la retraite prochain de Hiroshi Yamauchi, président de Nintendo depuis la rentrée 1949, on apprenait que l’homme s’était récemment exprimé sur les causes, à son sens, de l’échec de la Nintendo 64 face à la PlayStation première du nom.

À l’époque de la N64, son président était fier de proposer une console à la ludothèque colorée

Support cartouche n’offrant pas autant de capacité de stockage que la concurrence ? Absence en nombre de genre ou d’éditeurs de poids sur sa machine ? Rien de tout cela.

Selon Hiroshi Yamauchi, si la PlayStation a dominé la Nintendo 64 sur l’archipel nippon, c’est parce que les joueurs japonais « [aiment] être seuls dans leur chambre pour jouer à des jeux déprimants ».

Un constat étonnant, amusant… et pertinent ? Avec sa PlayStation, Sony avait ouvert le marché à une frange qui pouvait estimer que jusqu’ici, le jeu vidéo était une affaire d’enfants. De son côté, Nintendo pouvait compter sur le savoir-faire de ses équipes pour donner une nouvelle épaisseur à ses licences phares, avec en premier lieu le traitement 3D de Mario dont la brillance fait encore parler près de vingt-cinq ans plus tard.

Disparu en septembre 2013 à l’âge de 85 ans, Hiroshi Yamauchi a pu assister aux premiers mois, pour le moins compliqués, de la Wii U, et dessiner un parallèle avec qui s’était produit en son temps avec la N64. Savait-il alors que Nintendo allait se relever avec brio de cette nouvelle contre-performance ?