Selon les scientifiques, il se pourraient bien que certaines exoplanètes soient plus riches en biodiversité que la Terre

La présence de l’eau est une composante essentielle pour accueillir la vie et la voir se diversifier. Il est ainsi normal que la recherche de signes de vie extraterrestre soit principalement orientée sur la présence de cet élément sur d’autres planètes.

La Terre est une planète pas mal lotie en ce qui concerne la présence de l’eau, ce qui lui vaut d’ailleurs son surnom de Planète Bleue. Mais à en croire les conclusions d’une étude menée par l’équipe du Dr Stephanie Olson de l’Université de Chicago, ce n’est pas le principal facteur à prendre en compte pour accueillir la vie et la voir prospérer.

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À en croire les résultats de cette étude, une bonne circulation de l’eau dans les océans serait une condition essentielle pour ce faire. Et si ça se trouve, la biodiversité sur d’autres planètes pourrait bien dépasser celle de la Terre.

Oui, la zone d’habitabilité, mais pas uniquement

Pour qu’une planète soit habitable, en clair capable d’accueillir la vie, sa situation par rapport à son étoile doit se situer dans des limites précises : ni trop loin ni trop près pour permettre à l’eau d’exister sous forme liquide en surface. Elle doit également être pourvue d’atmosphère.

Depuis la découverte des premières exoplanètes dans les années 90, la recherche de planètes hébergeant de l’eau à l’état liquide est devenue le maître mot de la recherche astronomique.

Mais il faut savoir que même si ces mondes lointains hébergent bien de l’eau, que ce soit sous la forme de mer ou d’océan, il faudrait qu’il y ait une bonne circulation dans cette masse aquatique afin de permettre la vie. Et ce n’est pas gagné.

Une limite technologique pour la détection de la vie … ailleurs

Les scientifiques ont ainsi conçu un modèle d’exoplanètes avec des circulations océaniques présentant une efficacité optimale pour l’apparition et la diversification de la vie. Parmi les paramètres dont on doit tenir compte, on peut citer une forte densité atmosphérique, une faible vitesse de rotation de la planète ou encore l’existence de continents.

Tous ces facteurs contribueraient à améliorer la circulation océanique par le biais de courants, notamment en brassant et en optimisant le flux de matières entre les différents compartiments marins, depuis les bas-fonds jusqu’en surface.

Les limites des télescopes actuels et celles de l’exploration spatiale ne permettent pas encore aux scientifiques de confronter le modèle de circulation océanique à la réalité des exoplanètes recensées jusqu’à présent.

Mais si on se fie aux seuls résultats de l’étude réalisée, si les facteurs sont conjugués, il se pourrait bien que d’autres mondes soient plus hospitaliers pour la vie que notre Terre elle-même.