Selon un développeur, porter DOOM sur Switch a été “sacrément difficile”

Alors que la Wii U avait dû faire sans le soutien des éditeurs tiers, il semblerait que sa petite sœur, la Nintendo Switch soit en passe d’emprunter un chemin différent – que l’on imagine d’ailleurs bien plus porteur sur le long terme. Après de longs mois un peu esseulée, la nouvelle console du géant nippon a finalement su s’attirer les faveurs d’un certain nombre d’éditeurs. C’est notamment le cas de Bethesda, qui semble croire comme jamais à la vision de Nintendo.

L’éditeur américain (filiale de Zenimax) a ainsi annoncé plusieurs jeux sur Switch, à commencer par Skyrim présenté dès le lancement de la machine, mais aussi et plus récemment Wolfenstein II : The New Colossus et DOOMDeux titres récents (dont un qui n’est même pas encore sorti) qui ont dû faire (et font toujours) l’objet de processus de portage en vue de les adapter à la console hybride de Nintendo, et à ses capacités modestes en termes de puissance de calcul.

doomswitch

Porter DOOM sur Switch, voilà l’une des meilleures idées que Bethesda a eues ces derniers mois. Un projet pourtant particulièrement ardu selon les développeurs.

Tout cela est bien beau, mais si nous en parlons aujourd’hui c’est parce que nos confrères de Gamesradar ont eu l’occasion de discuter avec Adam Creighton, un des développeurs ayant officié sur la déclinaison de DOOM destiné à la Switch.

Porter DOOM sur Switch : une tâche “sacrément difficile

C’est en tout cas ce que l’intéressé a déclaré au cours de l’interview retranscrite par la suite sur WCCFTech. Directeur du développement pour le compte du studio Panic Button (qui a notamment adapté Rocket League sur Switch), Adam Creighton explique : “Nous avons une longue histoire de développement sur du hardware Nintendo et la Nintendo Switch a des outils de développement bien meilleurs que ceux des précédentes générations de machines (…)”.

Ceci étant dit le portage du FPS ultra nerveux de ID Software aura visiblement été aussi turbulent que le titre en lui-même : “Ça a été difficile. Sacrément difficile. Mais je m’y attendais. Il s’agit d’un titre frénétique axé sur l’action brute, mais aussi sur le gameplay ; et nous voulions qu’il fonctionne correctement sur la console. C’était important pour nous. Nous avons passé beaucoup de temps à nous assurer que ça ressemblait bien à du DOOM [une fois manette en main]”.

Si l’on en croit les premières vidéos qui se sont frayées un chemin sur la toile, on serait tentés de dire que le pari est réussi, et ce alors même que le titre est  pourtant calé à “seulement” 30 fps sur la console de Nintendo.

Rappelons à toutes fins utiles que le soft débarquera sur Switch le 10 novembre prochain.