Sentinel-6 Michael Freilich : Le nouveau satellite de suivi océanique de la NASA, de l’ESA et de SpaceX !

Dans la soirée du samedi 21 novembre 2020, un satellite européen baptisé Sentinel-6 Michael Freilich a décollé depuis une base militaire en Californie, lancé par une fusée Falcon 9, nous rapporte Engadget. Ce satellite est le fruit d’une collaboration entre l’agence spatiale américaine (NASA) et européenne (ESA) ainsi que de l’entreprise aérospatiale SpaceX.

Cette collaboration avait pour objet de mettre en orbite un satellite de nouvelle génération pour mesurer le niveau de la mer dans le monde entier dans le contexte du changement climatique.

Photo de Michael Draeger. Crédits Pixabay

Sentinel-6 Michael Freilich, en référence au défunt directeur de la Division des sciences de la Terre de la NASA, aura ainsi pour mission de surveiller et rapporter toute élévation de plus de 90% des océans de la Terre, centimètre par centimètre, avec en prime de fournir aux scientifiques des informations et détails concis.

Les incidences du réchauffement climatique sur le niveau des mers seront encore plus mises en évidence

Pour information, des satellites ont été placés en orbite depuis 1992 pour suivre les changements dans le niveau des mers. Sentinel-6 est ainsi le nouveau venu qui remplacera son prédécesseur, Jason-3. Ce satellite sera placé en orbite à 1.336 mètres d’altitude et permettra aux scientifiques d’observer les incidences du réchauffement climatique sur le niveau des mers.

Pour mener à bien sa mission, Sentinel-6 disposera d’un radar numérique, d’un radiomètre qui lui permet de mesurer les ondes électroniques et même de fournir des données précises sur des secteurs à risque de submersion.

Les données seront mises à disposition au public

Outre ce suivi des niveaux des océans, le satellite devrait également aider les climatologues à améliorer les prévisions météorologiques et aider également les navires à suivre les courants océaniques mondiaux. Par ailleurs, Sentinel-6 ne sera pas tout le temps seul pour remplir sa mission.

Le satellite sera rejoint par un autre satellite, qui portera le nom de Sentinel-6B en 2025. Le combo devrait ainsi pouvoir suivre l’évolution des océans pendant au moins une décennie. En tout cas, le responsable du programme, Pierrick Wuillemier, a déclaré que toutes les données récoltées par tous les satellites Sentinel sont mises à disposition du public. Le but serait de « permettre à des petites entreprises ou à d’autres prestataires de services de développer une valeur ajoutée pour, à leur tour, développer des services qui peuvent être vendus ou fournis à d’autres acteurs, notamment tous les acteurs liés à la mer ».

Cependant, les données de Sentinel-6 ne comporteront aucune image, certaines données pourront être exploitées au bout de quelques heures tandis que d’autres pourraient prendre plusieurs mois, selon franceinfo.

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