Shadow, service français de cloud gaming, est en difficulté financière

Le cloud gaming pourrait être le secteur de demain. Une technologie qui promet énormément sur le papier : jouer à tous vos jeux, qu’importe la configuration demandée, sur n’importe quel appareil (tablette, smartphone, PC peu puissant) grâce à une solide connexion. En gros : du streaming vidéoludique. Beaucoup d’acteurs se sont engouffrés dans la brèche, comme Nvidia avec GeForce Now, dont l’avantage est de pouvoir importer sa bibliothèque Epic Games et Steam. Microsoft a également lancé xCloud sur Android, qui arrivera prochainement sur PC et iOS. Google compte sur Stadia, malgré des objectifs qui n’ont pas été atteints.

Mais qu’en est-il de la France, forte d’innovation sur le marché des nouvelles technologies ? En 2015, la société Blade est née, lançant son service de cloud gaming appelé Shadow.

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Mais comme l’a découvert NextInpact, Blade est en difficulté, rendant incertain le sort de Shadow.

Blade fait face à un redressement judiciaire et cherche un repreneur

En 2020, Blade annonçait 100 000 utilisateurs actifs pour Shadow. Une base solide mais qui n’aura pas suffi à empêcher le redressement judiciaire. NextInpact, qui a mené l’enquête, explique que la société est à la recherche d’un repreneur et n’a plus rien dans sa trésorerie. S’agissant d’un redressement judiciaire, Blade est protégé des créanciers, mais pourrait bien fermer ses portes – et donc celles de Shadow, fier représentant français du cloud gaming.

Plusieurs éléments expliqueraient la chute de Shadow. La première, c’est la pandémie, même si le secteur du jeu vidéo se porte extrêmement bien. Les retards provoqués par la transition du service vers d’autres serveurs sont également évoqués, comme le départ d’Emmanuel Freund, l’un des créateurs de Blade, et une levée de fond manquée. Plusieurs personnes importantes ont également quitté l’entreprise.

Le cloud gaming a-t-il une chance de vivre aux côtés de nos consoles physiques ? Difficile à dire. Nintendo reconnaît que la technologie n’est pas sa priorité, tandis que Stadia fait face à des difficultés, décidant de fermer ses studios qui auraient dû livrer des exclusivités. Amazon a également dû gérer le départ du dirigeant de Luna, son futur service de cloud gaming révélé en 2020.

Difficile de savoir qui va survivre, mais Microsoft et Nvidia semblent en bonne position.

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