Si le DOJ gagne contre Google, Mozilla perdrait gros

Le ministère de la Justice américaine a accusé Google de pratiques illégales dans ses activités, concernant la publicité et les recherches faites par les utilisateurs. Le DOJ critique le fait que cette filiale du groupe Alphabet partage ses revenus publicitaires avec des entreprises. Parmi ces dernières, on peut citer le fabricant de smartphones Apple, les opérateurs mobiles Verizon et AT&T, les navigateurs comme Opera, entre autres.

Mozilla fait partie des concurrents du géant du Web californien, mais celui-ci est également une des sociétés touchant de l’argent de la part de Google, en mettant le moteur de recherche par défaut sur son interface. Les données publiques du logiciel libre montraient en 2018 que plus de 90 % de ses revenus provenaient des accords publicitaires.

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Si le Departement Of Justice gagne le procès intenté contre Google, les petites entreprises comme Mozilla risquent de devenir des dommages collatéraux.

Dépendance de Mozilla à l’argent de Google

Il y a deux ans, les revenus du navigateur ont enregistré une très forte baisse. Les chiffres montraient 20 % de moins dans les finances, ce qui a eu pour effet le licenciement de plus d’un quart de l’effectif des salariés. L’entreprise a tenté de diversifier ses revenus avec de la publicité et en créant un système d’exploitation, ainsi qu’en proposant divers services.

Malheureusement, toutes les stratégies entreprises pour gagner de l’argent se sont soldées par des échecs, ou n’ont pas été assez lucratives. Depuis 2017, l’année où Google recommence à être le moteur de recherche par défaut sur Firefox, la plus grosse source de bénéfices de ce dernier provient de leur accord très juteux.

L’avocate de Mozilla plaide pour Google

Si le moteur de recherche perd sa bataille juridique face au ministère de la Justice américaine, il pourrait être obligé d’arrêter de faire des paiements aux autres sociétés.

La conséquence sur Mozilla serait désastreuse, voire fatale.

L’avocate du navigateur open source, Amy Keating, affirme que si la loi allait dans ce sens, ce serait « préjudiciable au système dans son ensemble, sans aucun avantage significatif pour les consommateurs ».

La représentante juridique de Firefox essaie de convaincre les juges de ne pas « causer des dommages collatéraux » dans leur prise de décision. Pour sa défense, elle affirme que les entreprises comme Mozilla sont « les mieux placées pour stimuler la concurrence et protéger les intérêts des consommateurs sur le Web ».

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