Si les Etats-Unis s’étaient confinés plus longtemps, cela aurait été beaucoup mieux, nous apprend cette étude

La hausse du taux de décès dus au Covid-19 aux États-Unis est-elle liée au déconfinement qui a eu lieu en avril dernier ? C’est une question pertinente à laquelle un chercheur a récemment tenté d’apporter une réponse.

En effet, selon les études réalisées par David Rubin, pédiatre à l’hôpital pour enfants de Philadelphie, le respect de la distanciation sociale joue un rôle important dans la lutte contre le coronavirus. Et effectivement, les résultats de ses études, publiés dans JAMA Network Open, indiquent que l’augmentation du nombre de victimes du Covid-19 aux États-Unis est due à une sortie précipitée du confinement.

Un homme équipé de masque et de gants

Crédits Pixabay

L’étude met en avant également deux facteurs de propagation du virus, dont la densité de la population et la température. Pour autant, si la densité de la population peut être reliée à la distanciation sociale, l’impact de la température sur l’évolution de la pandémie n’est pas encore bien défini.

Les États américains auraient-ils dû être confinés plus longtemps

D’après les analyses de Rubin, la réponse à la question est l’affirmative. Selon lui, « le nombre de personnes infectées » par un porteur du Covid-19, le nombre de reproductions : « R », doit être inférieur à 1. Dans le cas contraire, il serait difficile, voire même impossible d’arrêter la propagation du virus.

Il souligne ainsi que : « les données révèlent que si les États-Unis avaient collectivement attendu plus longtemps, (…) on aurait pu réduire le nombre de cas comme en Europe ou au Canada et vivre un été relativement normal, exempt du fardeau de morbidité extrême du COVID-19 ».

Ainsi, un respect inconditionnel des gestes arrière et si possible un reconfinement est nécessaire pour contrôler la pandémie et éviter le pire, selon le chercheur.

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La distanciation sociale : une mesure efficace contre la propagation du virus

« Sans équivoque, le facteur le plus fort de nos modèles associé à une transmission réduite a été la distanciation sociale », a déclaré Rubin.

L’étude révèle en effet que « R » varie en fonction du nombre de personnes présentes dans un lieu donné. Pour faire simple, plus y a du monde, plus le taux de contamination augmente. Ce qui est assez logique.

Pour le chercheur, il faudra accepter « certaines normes nationales cohérentes concernant le port du masque, la réduction des rassemblements et la limitation de l’accès à certains endroits, comme les bars intérieurs, où le risque d’épidémies est le plus élevé » pour espérer voir la situation changer.

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