Si les rhinocéros laineux se sont éteints, c’est la faute au changement climatique, disent ces chercheurs

Contrairement à ce qu’on a toujours cru, finalement, l’homme ne serait pas la cause de la mystérieuse extinction des grands mammifères, à l’instar des mammouths laineux et plus particulièrement des rhinocéros laineux.

Pour information, cette espèce de rhinocéros pesant environ deux tonnes était caractérisée par une épaisse toison laineuse, d’où son nom. Il habitait autrefois dans le nord-est de la Sibérie avant de disparaître il y a environ 14 000 ans. La question qui a longtemps taraudé les scientifiques étant : L’extinction de ce mammifère préhistorique était-elle du fait de l’être humain ?

Crédits Pixabay

Apparemment non, car une équipe de scientifiques suédois et russes, qui a examiné les fragments d’ADN provenant des restes de 14 rhinocéros laineux attribue l’extinction des rhinocéros laineux au changement climatique. Les résultats de cette étude innocentent donc notre espèce.

Les scientifiques nous acquittent finalement

Le rhinocéros laineux ou Coelodonta antiquitatis, vivait aux côtés des humains pendant des millénaires avant de disparaître brusquement. Les données indiquent en effet que le nombre de rhinocéros laineux était resté stable pendant près de 12 000 ans, avant l’avènement du « Bölling-Allerod », une période marquée par de fortes hausses des températures.

Pour déterminer la taille des populations de rhinocéros laineux à cette époque, les chercheurs se sont référés à la diversité génétique exprimée dans les ARN prélevés chez les 14 individus étudiés. Apparemment, cette diversité est proportionnelle au degré de consanguinité de l’animal.

Ainsi, selon les chercheurs, plus on retrouve une hétérogénéité dans le brin d’ARN analysé, plus la taille de la population à l’époque était large. Et comme le taux de consanguinité des animaux analysés était faible, ils en ont déduit qu’à l’époque, la population de rhinocéros laineux était encore importante.

Si bien que même si les hommes ont chassé une partie de ces animaux, concrètement, ils n’auraient pas pu contribuer à l’extinction soudaine de toute l’espèce.

Les mammouths laineux aussi, victimes de ce réchauffement

La même équipe a effectué des recherches d’un autre mégaherbivore, le mammouth laineux. Apparemment, ces chercheurs pensent que cette espèce a également disparu à cause du réchauffement climatique du « Bölling-Allerod ».

Des résultats qui font toujours l’objet d’un grand débat au sein de la communauté scientifique, en passant.

Pour information, le rhinocéros de Sumatra est l’actuel plus proche parent vivant du rhinocéros laineux. Une espèce menacée du fait du braconnage et de la disparition de son habitat. Ainsi, aujourd’hui, il en reste moins de 80, en tout et pour tout.

Espérons qu’à terme, ils ne disparaîtront pas comme leurs ancêtres, vraisemblablement victime du réchauffement climatique.