Si les ventes baissent de 30% au cours des 6 prochains mois, près du quart des grandes entreprises mondiales vont être à cours de liquidités

La pandémie de COVID-19 que le monde traverse actuellement impacte vraiment négativement toute l’économie mondiale. Si les PME (petites et moyennes entreprises) sont grandement touchées et que la majorité fait face à de gros problèmes de trésorerie, les grandes entreprises sont également menacées, même si elles sont plus solides.

Selon un rapport de Nikkei Asian Review, si les ventes des grandes entreprises diminuent de 30 % au cours des 6 prochains mois, près de 25 % des grandes entreprises mondiales seront à court de liquidités. Ce qui veut dire qu’ils ne pourront plus faire face à leurs échéances à court terme, et cela ouvre la porte au risque de faire faillite.

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Selon un autre rapport des experts de la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur), les États-Unis seront deux fois plus touchés que l’Europe de l’Ouest. Si le taux de faillites d’entreprises augmente de 18 % en Europe de l’Ouest, il grimpera de 39 % aux États-Unis.

En cas de baisse de 30 % des ventes, 24 % des entreprises manqueront de liquidité dans six mois et 38 % dans 12 mois

En se basant sur les données de QUICK-FactSet, la Nikkei Asian Review s’est penché sur les flux de trésorerie de plus de 3400 entreprises cotées, ayant leur importance sur le plan mondial. Ils en ont conclu que dans un scénario où une baisse de 30 % des ventes d’une année sur l’autre dure six mois, dans l’hypothèse qu’elles ne reconduisent pas leurs dettes arrivées à échéance, un quart d’entre elles manqueront de liquidité.

Par contre, si les ventes chutent de 10 % sur trois mois, seulement 9 % d’entre elles viendront à manquer de liquidités et dans un pire scénario, 38 % dans 12 mois.

Dans le cas où les dettes pourront être refinancées, 9 % des entreprises manqueraient de liquidité si la chute de 30% des ventes se poursuivait sur un semestre, et les chiffres montent à 32 % s’il y a une baisse de 60 % des ventes pendant 12 mois.

Les impacts de la crise économique due au COVID-19 sont alarmants

Selon les prévisions de Coface, publiées le 6 avril dernier, le taux de faillites de sociétés risque de monter de 25 %, tandis que la production va régresser de 1,3 % au niveau mondial. Coface n’a pas manqué de préciser que depuis celle de 2009, cette hausse du taux de faillites serait la plus haute jamais enregistrée.

Notons que ces prévisions ne prennent pas en compte une deuxième vague de pandémie de COVID-19, qui n’est pas à exclure.

Quant aux échanges internationaux, selon Natixis, ils vont diminuer de 4,3 %, ce qui est vraiment important en comparaison avec les statistiques de l’année précédente.

Le ministre de l’Économie et des Finances de la France, Bruno Le Maire, a communiqué que suite à l’appel à l’aide d’au moins 100 000 entreprises, l’État va assurer de futurs prêts bancaires, pour un montant qui s’élèvera jusqu’à 300 milliards d’euros. D’ailleurs, le ministre évoque également une possible nationalisation des entreprises-clés françaises.

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