Si vous ne savez pas quoi faire pendant le confinement, venez construire une nouvelle Terre

Les dernières avancées scientifiques et technologiques ont permis aux chercheurs d’explorer des mondes au-delà du système solaire à travers de puissants télescopes. Ils peuvent, ensuite, intégrer les données obtenues dans des modèles informatiques complexes afin mieux comprendre les caractéristiques de ces exoplanètes, connaître leur histoire et spéculer sur leur avenir. Cette méthode leur permet également d’évaluer leur habitabilité.

Techniquement, une planète annoncée comme « semblable à la Terre » se trouve dans la « zone habitable ».

Crédits Pixabay

Elle présente une taille et une masse approximativement similaires à celles de la Terre. En réalité, ces mondes peuvent être complètement différents de la planète de vie à différents égards. Désormais, il existe un site web, baptisé « Earth-like », qui permet  d’avoir une idée plus précise de ces mondes dits « habitables ».

L’utilisateur peut créer une sorte de Terre 2.0 en paramétrant des facteurs tels que la fraction terrestre et le volcanisme. Il peut également modifier la position de la planète dans la zone habitable pour voir ce qui en résulte.

La modification d’une seule propriété change tout

Le projet a été initié et dirigé par Kana Ishimaru, une étudiante de troisième cycle à l’Université de l’Arizona. À l’origine, elle souhaitait montrer combien les mondes publiquement annoncés comme « habitables » peuvent être différents de la Terre.

En effet, en manipulant quelques données sur le site, l’amateur d’astronomie se rendra compte qu’une légère modification peut avoir des conséquences désastreuses sur la planète.

« Il est très tentant de penser qu’une planète de la taille de la Terre ressemble à notre Terre habitable », a déclaré Kana Ishimaru dans un courriel à Space.com. « Mais changer une seule propriété de la planète peut affecter l’environnement de manière significative. »

Un Twitterbot qui interagit avec l’utilisateur

Le site a été créé parallèlement à un Twitterbot du même nom. Le programme fonctionne en recevant des données envoyées par l’internaute. Il les traduit, par la suite, en une image réaliste d’un monde répondant approximativement à ces critères prédéfinis.

« Ce modèle rend vraiment passionnante la réflexion sur le type de conditions de surface que peuvent avoir les exoplanètes », a expliqué Ishimaru. En effet, les concepteurs du site eux-mêmes auraient déjà beaucoup appris de leur invention.

Ils auraient surtout été impressionnés par la qualité du cycle du carbone de la Terre. C’est ce qui maintiendrait la régulation de la température sur Terre, qui est de plus en plus exposée aux impacts du réchauffement climatique.