On a découvert un signal extraterrestre doté d’un cycle régulier (et il n’a rien à voir avec les aliens)

En 2017, les scientifiques ont découvert pour la première fois des impulsions radio extrêmement lumineuses qui éclatent pendant une fraction de seconde, mais continuent à être observables pendant des milliards d’années-lumière. Ces mystérieuses impulsions sont appelées « sursauts radio rapides » ou FRB.

Les chercheurs pensaient que ces impulsions étaient alimentées par des sources hautement énergiques. Les scientifiques ont avancé que certains FRB sont des éléments uniques qui ne peuvent que clignoter une seule fois tandis que d’autres FRB sont des répéteurs, qui produisent plusieurs impulsions.

La voie lactée dans le ciel nocturne
Image par Free-Photos de Pixabay

Néanmoins, les chercheurs ont découvert deux répéteurs qui présentent une périodicité dans leurs impulsions. Plus précisément, ces répéteurs avaient des phases actives et des phases dormantes distinctives.

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Des chercheurs écartent l’hypothèse sur les environnements désordonnés

Certains chercheurs ont avancé que cette périodicité pourrait résulter des sources FRB situés dans des environnements désordonnés assombris par des débris de supernova ou de gaz balayé par le vent provenant d’étoiles compagnes. Toutefois, des scientifiques de l’Institut d’astronomie Anton Pannekoak de l’Université d’Amsterdam viennent de publier une étude qui écarte cette hypothèse.

L’équipe de chercheurs a capturé des images d’un répéteur périodique immatriculé FRB 20180916B en utilisant deux méthodes, la synthèse Westerbork Radiotélescope/Apertif et le Low Frequency Array (LOFAR). Alors que d’anciennes études sont parvenues à sonder les FRB jusqu’à des fréquences radio de 300 MHz, le LOFAR a détecté des fréquences aussi basses que 150 MHz à partir du répéteur périodique, ce qui correspond à des longueurs d’onde mesurant trois mètres, rapporte Vice.

Pour information, FRB 20180916B a présenté un schéma de 16 jours avec une période d’éclatement active de quatre jours suivie d’une période de dormance qui a duré 12 jours.

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On pourrait cartographier les atomes de l’Univers avec les FRB

L’étude publiée mercredi dans Nature affirme ainsi que cet examen approfondi du FRB 20180916B défavorisent fortement l’idée que les environnements désordonnés provoquent une périodicidé dans les FRB. D’après Joeri van Leewen, radioastronome à l’Institut néerlandais de radioastronomie ASTRON, qui a co-écrit l’étude, « les ondes radio à basse fréquence ont du mal à s’échapper des environnements nébulaires denses tels que les restes d’explosions stellaires ».

Il ajoute qu’en détectant de telles ondes basses fréquences à partir d’un FRB, « cela exclurait l’idée que les FRB sont émis par exemple par des étoiles à neutrons qui viennent juste de se former dans une supernova ». De plus, cette explication exclurait également qu’un vent stellaire puisse éclipser le FRB à basse fréquence.

En tout cas, les chercheurs sont confiants quant aux résultats de cette étude. Selon eux, le fait de savoir que les FRB puissent vivre dans des environnements propres signifie qu’ils peuvent être utilisés comme balises dans l’espace pour cartographier les atomes de notre Univers.