Les sites pirates de streaming d’animes dans le collimateur d’un avocat

4anime, l’un des plus gros sites pirates proposant du streaming d’animes, a fermé ses portes le mois dernier suite à une plainte déposée en justice. L’avocat à l’initiative de la procédure vise désormais d’autres sites.

4anime était considéré comme l’un des plus gros sites pirates spécialement dans le streaming d’animes. Il était en effet à la tête d’un vaste catalogue où apparaissaient toutes les grosses productions du genre. One Piece, bien sûr, mais aussi Hunter x Hunter, Naruto, Boruto, Black Lagoon et beaucoup d’autres, comme par exemple L’Attaque des Titans.

La cellule d'une prison
Crédits Pixabay

Ce catalogue lui a permis de fédérer une importante communauté autour de ses services, ce qui s’est bien entendu manifesté par une hausse progressive du trafic du site.

L’avocat derrière la fermeture de 4anime n’a pas encore dit son dernier mot

Mais à mesure que 4anime gagnait en popularité, il a aussi commencé à beaucoup intéresser les ayants droit. Avant sa fermeture, il totalisait en effet plusieurs millions de visiteurs mensuels.

Visé par de nombreuses plaintes, il a finalement fermé ses portes le mois dernier, à la stupeur générale. Nous avons ensuite appris que le site avait fait l’objet d’une plainte déposée devant un tribunal du Michigan, une plainte émise par une entreprise du nom de Legacy Rights Group et prise en charge par Corey D. Silverstein, un avocat du cabinet du même nom.

Un avocat qui s’est ensuite accordé tout le crédit de la fermeture du site.

Il a d’autres sites dans son collimateur

Et justement, si l’on en croit les informations de TorrentFreak, alors 4anime n’était que la première cible de cet avocat. Ce dernier a en effet ciblé quatre sites de streaming supplémentaires et déposé de multiples demandes à Cloudflare pour obtenir l’identité de leurs administrateurs.

Parmi les sites cités, il est notamment question de GoGoAnime.ai, mais aussi d’Animepahe.com, Animedao.to et KissAnime.rs. Des sites assez fréquentés sur leur marché respectif et qui semblent toujours être fonctionnels au moment où nous écrivons ces lignes.

D’après nos confrères, cet avocat aurait d’ailleurs opté pour la même stratégie que pour 4anime, en envoyant des demandes d’identification répétées à Cloudflare. L’idée étant bien entendu de savoir qui se cache derrière ses sites pour pouvoir ensuite déclencher et mener une procédure devant la justice.

Se cacher derrière Cloudflare ne suffit pas

Alors bien sûr, ces sites ne représentent pas grand-chose face à tous les portails disponibles en ligne, mais cet avocat semble bien décidé à sévir et à tout mettre en oeuvre pour les pousser à la fermeture. Et si 4anime n’a pas su résister à cet assaut, alors il y a peu de chances que ces derniers parviennent à s’en sortir.

En tout cas, ces procédures prouvent ce que nous savions déjà, à savoir que cacher son site derrière Cloudflare n’est pas suffisant. On se rappellera d’ailleurs du témoignage de l’ancien administrateur d’un site pirate, un témoignage qui allait exactement dans le même sens.