Snapchat : des dizaines d’adolescentes harcelées à Strasbourg

Snapchat rencontre un franc succès auprès des adolescents et des adolescentes, avec parfois de terribles dérives. Des Strasbourgeoises âgées de 13 à 16 ans ont ainsi été victimes de cyberharcèlement sur la plateforme. Plusieurs comptes ont été signalés et des plaintes ont été déposées.

Snapchat est devenu en l’espace de quelques années un incontournable dans les cours de récréation. Les adolescents sont en effet très friands de la solution et ils font notamment appel à ses services pour garder le contact avec leurs proches ou leurs amis.

Dépression Réseaux Sociaux

C’est en tout cas ce qui transparaît des chiffres publiés par le Daily Beast la semaine dernière.

Snapchat, la messagerie préférée des adolescents

Si l’on en croit ces statistiques, des statistiques officieuses, alors la solution serait surtout utilisée comme une messagerie instantanée visuelle et les Stories marcheraient ainsi moins bien que la messagerie. En effet, 64 % des utilisateurs de l’application préféreraient envoyer des snaps au lieu de publier du contenu dans leur Story.

Discover serait également peu utilisé et seuls 20 % des utilisateurs feraient ainsi appel à cette fonction. Même chose pour la carte, utilisée par seulement 19 millions d’utilisateurs quotidiens.

Comme indiqué un peu plus haut, Snapchat a été mêlé la semaine dernière à un nouveau fait divers particulièrement sordide.

Des personnes mal attentionnées ont en effet lancé une vaste campagne de cyberharcèlement à Strasbourg en utilisant des photos retouchées.

En tout, cette campagne nauséabonde a visé cinquante adolescentes âgées entre 13 et 16 ans. Pendant plusieurs semaines, des internautes ont ainsi fait tourner sur la plateforme des photos les mettant en scène dans des postures particulièrement épicées, des photos accompagnées de leur nom, leur classe ou même leurs coordonnées personnelles.

Cinquante adolescentes visées par une campagne de cyberharcèlement

Ces photos avaient plusieurs origines. Certaines avaient été prises à l’insu des jeunes filles visées par la campagne calomnieuse, d’autres avaient été envoyées par les adolescentes à leur petit copain.

Une des filles visées a ainsi déclaré avoir envoyé une succession de plusieurs photos dénudées à son petit copain au travers de publications programmées pour disparaître au bout de cinq secondes. Elle pensait que le caractère éphémère de ces messages suffirait à la protéger, mais cela n’a pas été le cas.

Dans d’autres cas, ce sont des photomontages élaborés à partir de contenus pornographiques qui ont été largement diffusés sur Snapchat.

Le phénomène a rapidement pris de l’ampleur et il n’est pas resté circonscrit à la ville de Strasbourg. En tout, une cinquantaine d’adolescentes originaires de plusieurs villes de la région ont été prises pour cible.

Plusieurs plaintes ont été déposées par les victimes et leur famille. De son côté, le rectorat a annoncé avoir signalé les faits au procureur de la République de Strasbourg comme le stipule la procédure prévue.

Une enquête a été lancée dans la foulée. Plusieurs comptes sont dans le collimateur des autorités et ces dernières ont la ferme intention d’identifier les instigateurs de cette vaste campagne de cyberharcèlement et de les traduire devant la justice.

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