Snapchat : deux collégiens accusés d’avoir diffusé un viol sur la plateforme

La semaine dernière, deux adolescents âgés de treize ans ont été mis en examen par un juge d’instruction. Ils ont été soupçonnés d’avoir violé un camarade de classe. L’acte aberrant a été filmé par les violeurs et publié sur le réseau social Snapchat. La séquence qui confirme l’implication des agresseurs a ensuite été saisie par les Gendarmes d’Alès. Les faits remontent au mois de mars.

Les trois collégiens étudiaient dans le même établissement, le collège Saint-Joseph à Saint-Ambroix (département du Gard). Ils étaient d’ailleurs dans la même classe. L’incident a eu lieu lors d’un voyage scolaire à Malte. Les trois garçons occupaient la même chambre chez une famille d’accueil sur l’île. Pour leur défense, les deux suspects ont fait allusion à un jeu qui a dégénéré.

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Les deux adolescents ont comparu pour « viol en réunion, violence et harcèlement moral ». La peine encourue pour ce crime est d’approximativement dix années de prison. D’ailleurs, ils ont tous deux atteint l’âge de la responsabilité pénale.

Brimades, insultes et humiliations

Dans le voyage participaient une quarantaine d’élèves de 4e et de 3e. Les faits qui se sont déroulés ne sont pas connus avec exactitude.

Durant l’enquête, les policiers ont interrogé plus de quatre-vingts personnes qui fréquentent le collège, notamment des parents d’élèves, des élèves et des encadreurs. Ils sont persuadés que la victime était harcelée depuis la rentrée.

Avant même le voyage, celle-ci aurait été un souffre-douleur de l’un des agresseurs. Le jeune garçon aurait régulièrement subi des brimades, des insultes et des humiliations.

Jusqu’ici, les deux suspects sont toujours présumés innocents. Néanmoins, ils ont été exclus de l’établissement. Le parquet leur a également interdit d’approcher ou de contacter la victime.

Responsabilité des établissements scolaires et des réseaux sociaux ?

Le même mois, un viol collectif s’est produit à Montréal-Nord. Quatre agresseurs, dont trois adolescents, ont été impliqués. La victime est une jeune fille âgée seulement de treize ans. La seule fille parmi les agresseurs aurait ensuite partagé la vidéo qui montre les scènes sur les applications Whatsapp et Snapchat.

Ces incidents nous ramènent à réfléchir encore plus sur la responsabilité des établissements scolaires et des réseaux sociaux dans la prévention de ce genre de dérive et dans la lutte contre la pornographie juvénile.

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