Snapchat fanfaronne devant Facebook : Son PDG affirme passer au crible les publicités politiques

Il n’y a pas si longtemps, Facebook a dû faire face aux critiques concernant sa politique de gestion des publicités politiques après que le réseau social ait autorisé la campagne de réélection du président Donald Trump a publié de fausses informations sur Joe Biden sur sa plateforme. Depuis lors, le réseau social a été fustigé pour ses règles en matière de contrôle de ses publicités.

Dans les mois qui ont suivi cet évènement, les plateformes de médias sociaux ont été tour à tour interrogées sur les mesures qu’elles adoptent afin d’éviter la propagation d’infox ou de désinformation sur les candidats politiques sur leurs sites.

Snapchat

Justement, à cette question, le PDG de Snapchat, Evan Spiegel, n’a pas manqué de répondre dans une interview de CNBC que contrairement à Facebook, son réseau social soumettait « toute publicité à une révision, y compris la publicité politique ».

Pour Snapchat, il est important d’impliquer les jeunes à la politique

Durant son interview, le PDG a déclaré : « Ce que nous essayons de faire est de créer un lieu pour les annonces politiques sur notre plateforme. En particulier parce que nous touchons beaucoup de jeunes et de premiers électeurs, nous voulons qu’ils soient en mesure de participer à la conversation politique et nous ne permettrons pas à des choses comme la désinformation d’apparaître dans nos publicités ».

Toutefois, The Verge nous rapporte que, pour l’heure, Snapchat et Twitter sont encore de petites entreprises d’annonces politiques par rapport à Facebook.  En effet, selon les informations d’Open Secrets, les candidats démocrates de 2020 n’auraient investi que 200.000 dollars environ dans leurs campagnes électorales sur Snapchat si du côté de Twitter, les annonces politiques ne lui ont fait gagner que 3 millions de dollars.

Facebook campe sur ses décisions

Du côté de Facebook, il semble que les critiques n’ont pas réussi à modifier le point de vue de la société sur les annonces publicitaires. Plus tôt cette année, la directrice des politiques publiques de Facebook pour les élections mondiales, Katie Harbath, avait déclaré :

Notre approche repose sur la conviction fondamentale de Facebook en la liberté d’expression, le respect du processus démocratique et la conviction que, dans les démocraties matures disposant d’une presse libre, le discours politique est déjà sans doute le discours le plus surveillé qui soit.

Si Facebook ne compte ainsi pas changer son fusil d’épaule, les autres réseaux sociaux ont quant à eux décidé d’appliquer un contrôle maximum sur les publicités politiques, à l’instar de Snapchat, ou ont préféré tout simplement éradiquer toute annonce politique de leur plateforme comme ce fut la décision du PDG de Twitter, Jack Dorsey. Cette interdiction de publicité politique sur Twitter devrait d’ailleurs prendre effet à partir du vendredi 22 novembre 2019.