Snapchat : un homme originaire de l’Essone jugé pour avoir partagé la photo d’une suicidée

En mars 2018, une jeune fille du nom d’Océane, âgée de 17 ans, s’est ôtée la vie en s’allongeant sur les voies du RER à Evry-Courcouronnes (Essonne). La perte d’un être cher est une chose difficile à vivre, mais en plus de cela, la famille d’Océane a dû endurer le fait de voir les images du cadavre de la jeune fille circuler sur Snapchat.

C’est un jeune homme de 20 ans qui a capturé et diffusé les photos de la dépouille d’Océane sur le réseau social.

Snapchat

Crédits Pïxabay

Suite à cela, la famille de l’adolescente a décidé de porter plainte contre lui. Le lundi 16 mars 2020, une audience au civil a eu lieu au sein du tribunal de Paris pour évaluer le choc subi par les proches d’Océane et pour fixer le niveau d’indemnisation.

Il faut savoir que le jeune homme à l’origine de ces photos s’est excusé après leur diffusion, mais cela n’enlève en rien les préjudices subits par la famille de la défunte.

Une action de sensibilisation

A l’heure où nous vivons, il suffit de quelques clics pour prendre une photo et la diffuser sur les réseaux sociaux. On prend rarement le temps de penser à l’impact que certaines de nos publications pourraient avoir sur autrui.

Cosima Ouhioun, l’avocate de la famille d’Océane, a déclaré qu’à travers cette plainte, les proches de la jeune fille veulent sensibiliser les jeunes « à l’utilisation qu’ils font des réseaux sociaux. »

« Il n’est pas inutile de rappeler que les photos postées sur ces plateformes sont visibles immédiatement, partout et par n’importe qui. Y compris par la famille et les amis des personnes photographiées. Je pense que sur le moment, celui qui a pris et diffusé le cliché du cadavre d’Océane ne s’était pas bien rendu compte des conséquences. »

Un homme qui risque jusqu’à trois ans de prison

Au pénal, le jeune homme à l’origine des photos du cadavre d’Océane n’a reçu qu’un rappel à la loi. Toutefois, étant donné qu’il fait maintenant face à une plainte au civil, il risque une peine plus lourde.

D’après Le Parisien, s’il est jugé pour diffusion d’image dégradante, il encourt un an de prison et devra s’acquitter de 15 000 euros d’amende. Étant donné que le contenu qu’il a diffusé sur Snapchat a pu être consulté par des mineurs, sa peine d’emprisonnement peut monter jusqu’à trois ans.

Les proches d’Océane ont l’intention de créer une association pour faire de la prévention et aider les victimes de diffusions abusives.

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