Selon Snowden, la NSA peut prouver que le Kremlin s’est ingéré dans les présidentielles américaines

Dernièrement, le gouvernement d’Obama, le FBI et la CIA ont pointé du doigt la Russie sur l’affaire de piratage aux États-Unis. Pour rappel, les comptes de plusieurs responsables démocrates ont été piratés durant la course à la Maison Blanche. Des documents exfiltrés par Edward Snowden, un ex-consultant de la NSA, tendent à prouver que l’agence a la possibilité de démontrer l’implication russe.

Révélés par The Intercept, ces documents dévoilent des informations que détient la NSA sur l’affaire Anna Politkovskaya. En 2005, cette journaliste russe qui avait manifesté son opposition avait été victime d’une cyberattaque. En 2006, après des menaces de mort et une tentative d’empoisonnement, elle a été assassinée, probablement par un tueur à gages.

NSA Kremlin

Edward Snowden pense que la NSA a les moyens techniques de fournir des preuves concernant l’ingérence russe dans les élections américaines.

Ainsi, depuis 10 ans, la NSA espionnerait le Kremlin. L’argument de Snowden se base sur le fait que l’agence de sécurité américaine est capable de réunir des preuves tangibles.

L’affaire Anna Politkovskaya

Anna Politkovskaya était une des plus influentes journalistes russes. Ses travaux étaient remarquables, mais elle dérangeait le gouvernement de Poutine. C’était surtout dans les années 2000, durant la guerre de Tchétchénie, qu’elle était devenue une ennemie du pouvoir russe.

En 2005, son adresse électronique Yahoo a été piratée. Selon la NSA, il s’agit d’une cyberattaque émanant du FSB (Service fédéral de sécurité de la fédération de la Russie).

Le 7 octobre 2006, elle a reçu deux balles dans la tête. Elle a été retrouvée morte dans l’ascenseur de son appartement. En dépit des enquêtes menées par les autorités russes, l’affaire n’a toujours pas été élucidée. À ce propos, douze autres journalistes russes ont également été assassinées depuis les années 2000.

Ces meurtres n’ont pas été résolus non plus.

Le lien avec les piratages du camp démocrate

Ce qui surtout est intrigant, c’est que la NSA a pu mettre en évidence la source de la cyberattaque. Le fait est que l’agence a pu le déduire sans avoir recouru à une expertise en cybercriminalité.

À vrai dire, du fait qu’elle espionne le Kremlin depuis longtemps, elle est apte à identifier les attaques lancées par les services secrets russes.

Le rapport de Snowden fait allusion à un outil particulier de la NSA : le XKeyScore. Peu connu, ce dernier est capable d’intercepter des données circulant sur le réseau des réseaux grâce à 700 serveurs localisés dans plusieurs dizaines de pays.

L’existence de ce programme avait été rendue publique en 2013, suite aux révélations de Snowden.

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