Covid-19 : du nouveau concernant la nouvelle souche du Sars-CoV-2 qui est apparue au Royaume-Uni

Après presque une année de pandémie, les débuts de la vaccination contre le Sars-CoV-2 nous redonnent de l’espoir d’une victoire. Mais alors que l’on commençait à apercevoir le bout du tunnel, la découverte d’une nouvelle souche du coronavirus a affolé la planète entière.

Baptisée B.1.1.7, cette nouvelle variante du Sars-CoV-2 a été signalée pour la première fois au Royaume-Uni et n’a cessé de s’y répandre ces derniers jours. Selon des chercheurs, cette nouvelle souche serait jusqu’à 70 % plus contagieuse.

Crédits Pixabay

Toutefois, selon l’OMS, même si la situation semble alarmante, il n’y a pas de quoi s’inquiéter outre mesure. En effet, rien ne dit que B.1.1.7 soit plus dangereux que la souche originale du virus. De plus, même si cela doit encore être confirmé, les responsables britanniques avancent que les vaccins actuels sont aussi efficaces contre B.1.1.7.

Ce qui différencie B.1.1.7 des autres souches de Sars-CoV-2

À Londres, B.1.1.7 s’est propagé à la vitesse grand V. Et depuis ce week-end, cette variante y représente 60 % des nouvelles infections. Cette nouvelle vague d’infection est partie localisée dans le sud-est et l’est du Royaume-Uni, où les mesures de restriction sanitaires sont apparemment loin d’être respectées comme il faut.

Les mutations du variant B.1.1.7 sont surtout localisées sur sa protéine de pointe, plus précisément au niveau des acides aminés qui s’y trouvent ainsi que dans une région où cette protéine de pointe est sectionnée en deux petits fragments. Toutes ces caractéristiques expliquent pourquoi B.1.1.7 est plus contagieux que les autres souches de Sars-CoV-2.

Mais le plus étonnant c’est le fait que chez B.1.1.7, la protéine virale ORF8 n’est plus présente. Conséquence, même si la variante B.1.1.7 est plus contagieuse, les symptômes sont moins graves chez les malades.

Malgré son taux de virulence accru, il ne faut pas trop s’alarmer

Selon le responsable technique de l’OMS de la pandémie de COVID-19 Maria Van Kerkhove, cette virulence accrue de B.1.1.7 ne devrait pas nous faire paniquer. D’ailleurs, au Royaume-Uni, depuis la découverte de B.1.1.7, le taux de propagation du Sars-CoV-2 est juste passé de 1,1 à 1,5, tout au plus.

Bien sûr, cette hausse de la virulence chez B.1.1.7 est loin d’être une bonne nouvelle. Mais il n’y a pas de quoi s’alarmer. Le directeur général du programme d’urgence de l’OMS, le Dr Mike Ryan, a d’ailleurs précisé que cette poussée peut très bien être contrôlée.

Ceci étant, en attendant d’en savoir davantage sur cette nouvelle souche, l’OMS invite les gens à continuer de bien respecter les mesures de restriction sanitaire et les gestes barrière.