SpaceX, Dynetics et Blue Origin vont concourir pour nous ramener sur la Lune

Le programme spatial Artémis de la NASA est un programme habité dont l’objectif ambitieux est d’amener un équipage sur le sol lunaire d’ici 2024. Pour y arriver, la NASA va faire appel à des entreprises américaines du secteur privé pour la conception et le développement d’atterrisseurs capables d’embarquer un équipage à destination de la Lune (HLS ou Human Landing System).

Jeudi dernier, l’agence spatiale américaine a finalement publié le nom des trois entreprises retenues dans le cadre du contrat Next Space Technologies for Exploration Partnerships (NextSTEP-2), à savoir une équipe nationale avec Blue Origin à sa tête, Dynetics et finalement SpaceX.

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Ces trois entreprises vont ainsi se départager la bagatelle de 967 millions de dollars, afin de développer leurs solutions technologiques ces 10 prochains mois, soit jusqu’en février 2021, en vue d’une sélection des entreprises qui vont passer à la phase de démonstration. S’ensuivra une sélection finale du ou des systèmes jugés matures et assez développés pour servir en tant que services de transport spatial commercial lunaire.

La dernière étape avant l’objectif Lune 2024

Pour la NASA, cette annonce marque le début des choses sérieuses, avec en perspective, reposer les pieds sur la Lune d’ici 4 ans, mais également mettre en place les fondements d’un système qui ouvrira la voie à une exploration plus poussée de l’espace, la planète Mars en bonne position dans la liste.

Jim Bridenstine, l’administrateur de l’agence spatiale américaine, déclare ainsi que « c’est la première fois depuis l’ère Apollo que la NASA a un financement direct pour un système d’atterrissage humain (…)  » et  qu’ « avec ces contrats, l’Amérique va de l’avant avec la dernière étape nécessaire pour faire atterrir des astronautes sur la Lune d’ici 2024, y compris le moment incroyable où nous verrons la première femme mettre le pied sur la surface lunaire ».

Différentes approches seront travaillées

Concernant les différents systèmes d’atterrissage sur lesquels les entreprises sélectionnées travaillent, Blue Origin planche sur une architecture en trois étapes (descente-montée-transfert) basée sur la fusée Glenn, le système de lancement Vulcan d’United Launch Alliance (Boeing et Lockheed Martin) et son atterrisseur Blue Moon.

Pour Dynetics, ce sera une architecture à deux étapes (montée-descente) mais avec une capacité d’abandon à tout moment, utilisant également le système de lancement ULA Vulcan. Le module sera capable d’embarquer un équipage de deux personnes.

Quant à SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk travaillera sur l’atterrisseur intégré Starship, propulsé par un système de lancement Super Heavy. Mais ce qui est très intéressant avec les modules de SpaceX, c’est leur capacité à être réutilisés, outre le fait que son atterrisseur est capable de transporter jusqu’à 100 personnes en un seul voyage.