SpaceX : troisième échec pour Starship

SpaceX, la société spatiale d’Elon Musk, travaille depuis un moment sur un nouveau lanceur réutilisable. Baptisé Starship, le futur vaisseau est censé être un outil de transport de marchandises et de passagers dans l’espace. La date de lancement a initialement été prévue pour mars 2020. Or, les ingénieurs chargés de mener à bien ce projet de vol spatial privé autofinancé ont dû faire face à maints obstacles techniques, ce qui a fait que l’opération a été reportée.

Le 3 avril 2020, les premiers essais du prototype Starship SN3 dans les installations de la société à Boca Chica, au Texas, se sont soldés par un échec cuisant. Rappelons qu’il s’agit du troisième prototype ayant été perdu lors d’une phase de test.

StarShip

Ainsi, l’entreprise se trouve dans l’obligation de concevoir un nouveau prototype : un Starship SN4.

Le test échoué est celui de la pression cryogénique. Cet essai devait permettre de vérifier si le véhicule était capable de résister à la haute pression de carburant très froid.

Certaines valves n’ont pas tenu

Dans un tweet, le PDG de la société a souligné que l’engin a déjà réussi un test à température ambiante la nuit précédant l’échec de celui de la pression cryogénique. Le premier responsable de la société a noté qu’il faudra attendre les résultats des analyses des experts pour pouvoir être certain sur la cause de cet incident.

Néanmoins, il a laissé entrevoir qu’il se peut que « ce soit une erreur de configuration des tests ».  Ensuite, dans un tweet de suivi, il ajouté que « certaines valves ont fui à la température du cryo. » « La réparation et les tests vont bientôt reprendre », a-t-il poursuivi.

Starship doit atteindre 20 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre

Le premier prototype de Starsip, baptisé Mk1, a été détruit en novembre 2019, lors d’un essai de pression qui a mal fonctionné. Son successeur, le vaisseau spatial SN1, n’a pas résisté à un test de pression qui a eu lieu le 28 février 2020. Il y a eu, ensuite, le vaisseau SN2, une version améliorée de SN1 qui a réussi le même test.

Ainsi, Musk a, une nouvelle fois, vu son rêve de voir le vaisseau s’élever à une hauteur de 20 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre s’effondrer. Si les choses se sont bien déroulées, les ingénieurs seraient déjà passés à un test de feu statique, où les moteurs sont allumés pendant que l’engin reste immobile. C’est l’essai qui doit précéder celui du premier vol en grandeur nature du vaisseau.

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