SPARC : un réacteur de fusion nucléaire prévu pour 2025

Le monde a besoin de trouver d’autres sources d’énergie, au lieu de dépendre des fluctuations de l’industrie pétrolière. Cette dernière a un impact trop nocif sur la planète, à cause des émanations de gaz carbonique et de la détérioration du milieu naturel où l’or noir est extrait.

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) s’est associé avec la Commonwealth Fusion System pour concevoir un réacteur à fusion nucléaire utilisant de l’hydrogène. Un combustible présent en grande quantité sur la Terre.

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Il faut plus de 100 millions de degrés Celsius pour que les atomes puissent fusionner et libérer une plus grande quantité de chaleur, ainsi que de la lumière.

Une solution pour remplacer les centrales actuelles

Selon Martin Greenwald, un des physiciens du MIT travaillant sur le projet, le SPARC (Soonest/Smallest Private-Funded Affordable Robust Compact) pourrait vraiment « changer la donne » en matière de production d’énergie. L’hydrogène, lui servant de carburant, est plus facile à obtenir que les combustibles fossiles utilisés actuellement. En plus, ces derniers libèrent une grande quantité de gaz à effet de serre au cours du processus de transformation. Le réacteur prévu dans cinq ans ne rejettera pas de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

L’avantage de ce nouveau générateur réside aussi dans le fait que les infrastructures actuelles n’ont pas besoin d’être modifiées en profondeur. Les systèmes existants peuvent très bien être utilisés pour exploiter l’énergie obtenue, avec quelques modifications minimes et financièrement soutenables. Une caractéristique que ne possèdent pas d’autres sources d’énergie verte, à l’instar des cellules photovoltaïques et des éoliennes.

Un projet plus rapide et plus petit

Le premier grand projet pour un réacteur de fusion nucléaire est l’ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), une collaboration effectuée entre 35 pays. Les études préliminaires sur sa conception ont commencé en 1988, mais le projet n’est initié que 19 ans plus tard, en 2007. Le projet SPARC est pour sa part lancé en 2018, et le MIT prévoit déjà de produire de la chaleur en 2025. Pour information, l’ITER ne devrait être fonctionnel qu’en 2035.

La différence entre les deux réacteurs de fusion nucléaire concerne également leur taille. La technologie utilisée par Greenwald et ses collègues est 60 fois plus petite que celle de l’expérience thermonucléaire internationale. Les aimants de dernière génération nécessaires pour faire fusionner les atomes sont également plus puissants, et ils n’étaient pas encore disponibles lors des recherches faites dans les années 80-90.

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