SPHERE a découvert sa première exoplanète !

SPHERE a réalisé son premier exploit. L’instrument européen a en effet découvert une nouvelle exoplanète située à environ 385 années-lumière de notre position. Il ne s’est d’ailleurs pas contenté de la détecter et il l’a ainsi photographiée tout en analysant ses composés atmosphériques.

SPHERE, pour Spectro-Polarimetric High-Contrast Exoplanet Research, est en réalité un système optique directement intégré au VLT et donc au Very Large Telescope européen.

Vie Espace

Extrêmement abouti, l’instrument est capable de détecter et de photographier des exoplanètes distantes en s’appuyant sur plusieurs sous-systèmes différents.

SPHERE, un instrument très abouti

En plus du banc optique principal, un banc doté d’un système de correction actif de l’optique, il embarque en effet un spectrographe de champ intégral et un infrarouge à double bande, le tout épaulé par un polarimètre d’imagerie à contraste élevé fonctionnant aussi bien dans les longues d’ondes visuelles que dans les infrarouges.

SPHERE ne fonctionne pas tout à fait comme Kepler et il utilise ainsi une méthode d’observation directe pour détecter et identifier les exoplanètes situées dans les systèmes distants.

Ce n’est cependant pas sa seule particularité. Comme l’ont rappelé le CNRS et l’Université de Genève dans leur communiqué, l’instrument est également doté d’un miroir capable de se déformer plus de 1200 fois par seconde pour corriger les effets propres aux turbulences atmosphériques.

En outre, SPHERE fait également appel à la coronographie pour atténuer la luminosité émise par les étoiles et observer ainsi plus facilement les planètes se trouvant possiblement dans son orbite.

Une planète proprement infernale

HIP26426b est donc la toute première exoplanète détectée par cet instrument pas comme les autres. Elle se situe à un peu plus de 385 années-lumière de notre propre position et elle viendrait se ranger dans la catégorie des géantes gazeuses.

Elle serait même entre six et douze fois plus massive que Jupiter.

Ce n’est cependant pas le plus intéressant. D’après les relevés effectués par les astronomes, la température à la surface de la planète oscillerait entre 1000 et 1400 °C en moyenne. Malgré tout, elle abriterait des molécules d’eau dans son atmosphère.

Le plus surprenant, c’est que cette planète ne se trouve pas à côté de son étoile et elle serait ainsi située à une distance équivalente à trois fois celle entre le Soleil et Neptune. Plus étonnant, elle tourne également très vite et les astronomes du CNRS n’ont pas encore déterminé pourquoi.

C’est en tout cas ce que révèle son spectre et les chercheurs pensent même que cette eau pourrait exister sous la forme de nuages.