Spotify aurait utilisé des MP3 pirates sur sa version bêta

Rasmus Fleischer s’est intéressé aux débuts de Spotify dans un de ses derniers livres. D’après lui, la compagnie suédoise aurait utilisé plusieurs MP3 pirates récupérés chez The Pirate Bay sur sa version bêta. Ces accusations ne sont pas passées inaperçues. Loin de là.

Rasmus Fleischer est né à Halmstad à la fin des années 70 et il s’est rapidement intéressé à la musique, mais également à toutes les questions légales entourant l’industrie musicale.

Spotify MP3

Il a notamment passé une thèse en 2012, une thèse portant sur l’économie politique de la musique.

Spotify vu par l’un des fondateurs de The Pirate Bay

Engagé, il a également été l’un des fondateurs de Piratbyran, une organisation luttant contre le copyright. Ce nom vous est sans doute familier, et pour cause puisque cette dernière a fondé The Pirate Bay quelques mois seulement après sa création.

En parallèle, Rasmus a écrit et publié plusieurs ouvrages. Le dernier en date se focalise sur Spotify, et plus précisément sur les débuts du service : Spotify Teardown – Inside the Black Box of Streaming Music.

Comme son nom le laisse entendre, ce livre vise à faire toute la lumière sur l’histoire du célèbre service.

Dans ce contexte, un média suédois a invité l’homme à répondre à quelques questions. Durant l’interview, Rasmus a fait une étonnante révélation et il a ainsi déclaré que l’entreprise avait utilisé sur la première version bêta de l’application de la musique sans en détenir les droits.

Il est même allé plus loin en indiquant que la version bêta de l’application était à l’origine un service pirate, un service distribuant des MP3 présents sur les disques durs des employés de la compagnie.

Des accusations graves

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise suédoise fait face à de telles accusations, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Rasmus a en effet poursuivi en déclarant que certaines de ces musiques venaient tout droit de son ancien service et donc de The Pirate Bay. Il ne s’est d’ailleurs pas contenté de l’affirmer puisqu’il a aussi présenté une preuve à nos confrères.

Passionné par la musique, ce dernier a fait partie d’un groupe peu connu, un groupe qui a uniquement distribué sa musique par le biais du célèbre tracker torrent. Peu de temps après la mise en ligne de son premier album, les pistes le composant seraient apparues sur Spotify.

Contactée par ses soins, l’entreprise lui aurait alors avoué que ses employés utilisaient de la musique récupérée en ligne pour alimenter la version bêta de la plateforme.

Alors bien sûr, ces déclarations sont à prendre avec prudence. Fleischer n’est pas totalement objectif non plus. Il a toujours eu une dent contre les ayants droit et il n’a jamais porté Spotify dans son cœur. D’ailleurs, en 2013, il avait accusé l’entreprise suédoise d’avoir monté tout son business sur un modèle de distribution analogue à celui de son propre tracker torrent et d’avoir du même coup récolté les fruits de son travail et de celui de ses collègues de l’époque.

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