Quand un gang construit un stade en prison, visible depuis Google Maps

Au Venezuela, les gangs exercent une grande emprise sur le système carcéral. L’histoire relayée récemment par le site Vice est là pour le prouver. Dans un article publié le 20 avril 2021, on apprend que les membres du Tren de Aragua, l’une des organisations criminelles les plus puissantes du pays, ont construit un terrain de baseball au centre de la prison de Tocorón (Venezuela).

Les images de ce stade ont été dévoilées sur les réseaux sociaux le 14 avril 2021. D’après les sources, le terrain de la prison de Tocorón est mieux entretenu que certains stades du pays. Sur les images qui ont circulé sur la toile, on peut voir qu’il est équipé d’un gazon artificiel et d’un système d’éclairage de qualité.

Crédits Pixabay

Les membres du Tren de Aragua ont revendiqué cette construction en peignant le nom du gang sur les murs.

Un projet connu de tous

Contrairement à ceux qu’on pourrait croire, la construction de ce stade n’était un secret pour personne. Les sources ont indiqué que les habitants de la région voyaient souvent des matériaux de construction entrer et sortir de la prison.

Pour l’instant, les autorités locales n’ont fait aucune annonce officielle concernant ce nouveau stade.

Des responsables de la sécurité de la prison se sont toutefois confiés au média Runrunes. Ces derniers ont tenu à garder l’anonymat. Selon eux, « cet espace était auparavant utilisé pour des entraînements de softball, puis a été réaménagé par cette organisation criminelle. »

Une piscine et une discothèque

Ce stade est tellement grand qu’il est visible sur Google Maps. À en croire les sources, ce n’est pas la seule installation à avoir été construite par les gangs au sein de la prison de Tocorón. Cet établissement abriterait également une piscine et une discothèque.

Le baseball fait partie des sports les plus populaires au Venezuela. C’est donc ce qui aurait motivé la construction de ce stade. On sait que l’accès au terrain de la prison de Tocorón est limité aux membres du gang et à certains de leurs proches.

Au Venezuela, les organisations criminelles font la loi au sein des prisons. Par exemple, un établissement carcéral situé sur une île du pays fonctionnait littéralement comme une petite ville. Certaines cellules étaient même équipées de climatiseur et d’antennes paraboliques. Cette prison a été fermée en 2016.