Stadia : Google serait très loin des objectifs fixés

Se lancer sur le marché du jeu vidéo est un pari risqué pour les entreprises qui commercialisent des supports. Car actuellement, le marché est largement dominé par le trio Xbox, PlayStation et Nintendo. Seul le PC est capable de rivaliser avec ces trois mastodontes et entreprendre de se faire une place est plus que difficile. Google a pourtant décidé de se lancer avec Stadia et une approche bien différente de la concurrence. Là où les leaders proposent des consoles physiques, la firme de Mountain View a décidé de miser sur le cloud gaming. Une technologie permettant de jouer, en streaming, à n’importe quel jeu sur n’importe quel appareil. Une solide connexion est nécessaire.

Malheureusement, Google semble avoir du mal à se faire une place, alors que ses studios de développement sont désormais fermés.

Crédit : Google

Et histoire d’enfoncer le clou, Bloomberg nous révèle que Stadia est loin d’atteindre ses objectifs.

Stadia est-il un échec pour Google ?

C’est un constat peu étonnant. Stadia serait un véritable échec, plus d’un an après sa sortie. Si la plate-forme visait plusieurs centaines de milliers de joueurs, cet objectif n’a pas été atteint, explique Jason Schreier, grand nom du journalisme vidéoludique, pour Bloomberg. Selon ce dernier, Google aurait eu plusieurs fonctionnalités dans les cartons mais bien trop compliquées à mettre sur pied pour les développeurs, qui disposaient d’un temps limité.

Tentant de limiter la casse, Stadia aurait balancé des dizaines de millions de dollars pour des exclusivités d’entreprises tierces, comme Take-Two pour Red Dead Redemption II. Google aurait également lâché 20 millions de dollars, rien que ça, à Ubisoft pour pouvoir proposer Assassin’s Creed Odyssey et étoffer son catalogue.

Jason Schreier explique également que Google a fait face à la déception des joueurs par son modèle économique un peu radin. Stadia propose d’acheter individuellement (et plein pot) les jeux alors que beaucoup s’attendaient à une sorte de Netflix du jeu vidéo. Sans oublier que les titres ne vous appartiennent jamais, stockés sur les serveurs de Google. Si Stadia ferme (et cela pourrait arriver…), votre accès à un jeu disparaît.

Ces révélations étonnent peu, le dirigeant de Stadia n’ayant même pas informé ses studios de leur fermeture et certains jeux ne pouvant même plus profiter de mises à jour