Starlink a lancé 60 nouveaux satellites

Le 15 février dernier à 22 :59 EST, la fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé du Space Launch Complex 40 du Cape Canaveral Space Force Station avec à son bord 60 nouveaux satellites du réseau Starlink. Comme à son habitude, SpaceX a tenté de récupérer le premier étage de son lanceur à l’aide d’une de ses barges autonomes, mais cette fois-ci, l’appareil n’a pas réussi à atterrir sur le navire du nom de « Of Course I Still Love You ».

Au cours de la retransmission en direct, Jessica Anderson, ingénieure de fabrication chez SpaceX, a déclaré qu’il semblait que Falcon 9 n’a pas pu se poser comme prévu. Elle a toutefois ajouté que le second étage du lanceur suivait une trajectoire nominale. Même si la compagnie essaie à chaque fois de récupérer le premier étage du Falcon 9 pour une réutilisation ultérieure, les responsables ont toujours répété que la mission principale était de mettre la charge utile en orbite.

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L’on sait que le lanceur utilisé au cours de ce dernier lancement avait déjà réussi à se poser 5 fois. L’appareil a donc tenté d’atterrir pour la 6ème fois mais sans succès.

Augmenter le nombre de lancements

La mission du 15 février dernier était dénommée Starlink 19 et elle suivait de près la mission Starlink 18 qui avait décollé le 4 février. L’on sait que ces deux lancements ont dépassé celui de la mission Starlink 17 qui était initialement prévu avoir lieu le 1er février mais a été reporté plusieurs fois.

Lorsque SpaceX a préparé son programme de vol initial pour ce mois de février, l’entreprise avait prévu de lancer deux missions Starlink avec seulement quelques heures d’intervalle. Il s’agit de quelque chose qui n’a pas eu lieu depuis le lancement en 1966 d’une fusée Gemini, suivi de près par celui d’un lanceur Atlas Agena, 99 minutes plus tard. La double mission de SpaceX n’a finalement pas eu lieu, toutefois c’est la première fois que l’Eastern Range a approuvé deux lancements successifs pour les vols spatiaux commerciaux.

Pour ce qui est du lancement du 15 février, il s’agissait du 108ème vol du Falcon 9, et aurait pu être la 75ème récupération d’un booster s’il n’y avait eu le problème à l’atterrissage. En tout cas, cette version du lanceur est prévue pouvoir voler plusieurs fois après quelques réparations mineures entre les lancements. Grâce à cet appareil, SpaceX a réussi à effectuer 26 lancements en 2020, dont 22 ont utilisé des boosters récupérés. Selon les informations, la compagnie espère pouvoir dépasser ce record au cours de cette année 2021, et l’objectif serait d’effectuer 40 lancements.

Une constellation géante pour connecter le monde

Après ce dernier lancement du 15 février, la constellation géante de Starlink compte actuellement plus de 1000 éléments en orbite. Mais la compagnie n’a pas fini d’en lancer puisque d’après SpaceX, la constellation initiale sera constituée de 1 440 satellites. L’on sait également que l’entreprise a déjà demandé l’autorisation d’en lancer des dizaines de milliers d’autres.

Le but de SpaceX avec sa méga-constellation, qui est aujourd’hui déjà plus large que n’importe quelle autre constellation en orbite, est de connecter le globe via Internet. Quelques jours avant le lancement du 15 février, la compagnie a commencé à proposer des précommandes au public. Le site web de Starlink est ainsi ouvert à ceux qui s’intéressent au produit suivant le principe du « premier arrivé, premier servi ». Pendant ce temps, les tests beta continuent d’avoir lieu sur le territoire des Etats-Unis et à l’international.

En tout cas, les premiers résultats depuis le début des tests en 2020 sont assez prometteurs. Les employés qui y ont participé ont en effet indiqué que le service fonctionnait, et qu’il était possible de lancer en même temps des streamings haute définition sur plusieurs plateformes. Attendons ainsi de voir jusqu’à combien pourra monter la vitesse de la connexion lorsque la méga-constellation sera achevée.

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