Starlink peut désormais compter sur 60 satellites de plus

Le projet Starlink de SpaceX se concrétise progressivement. Le 20 janvier 2021, la société spatiale d’Elon Musk a entrepris le lancement de 60 nouveaux satellites. Ces engins iront resserrer les rangs de la constellation Starlink qui devra, à terme, fournir une connexion internet haut débit aux zones reculées du globe.

Cette mission s’est bien déroulée malgré le fait qu’elle ait été repoussée de quelques jours. Comme le révèle le Daily Mail, le lancement de ces nouveaux satellites aurait dû se faire le 18 janvier 2021. Cependant, SpaceX a dû le repousser en raison de mauvaises conditions climatiques.

Un satellite de SpaceX
Crédits Pixabay

Il s’agit de la 17ème flotte de satellites Starlink à être placée en orbite par le lanceur Falcon 9.

La constellation Starlink n’est plus loin des 1 000 satellites

Le lancement de ces nouveaux satellites s’est fait au Kennedy Space Center. Le nombre de satellites de la constellation Starlink s’élève désormais à près de 950. Pour rappel, ce projet aspire à fournir une connexion avec une latence de moins de 20 ms.

Pour autant, il n’a pas pour vocation de concurrencer les opérateurs de télécommunications déjà en place. Elon Musk a souligné que Starlink allait prendre « la part que les opérateurs ne veulent pas, car nous prévoyons de toucher les clients les plus difficiles à servir à travers le monde. » Cependant, force est de constater que ce projet ne fait pas l’unanimité.

Les astronomes nous mettent en garde

Le projet Starlink a fait réagir les astronomes. Selon eux, il y a des risques pour que les satellites de SpaceX compromettent les prochaines recherches spatiales. Leur présence ne ferait qu’encombrer l’espace. Qui plus est, ces engins génèreraient une pollution lumineuse qui entraverait leurs observations.

Leur inquiétude n’est pas sans fondement. À terme, Elon Musk souhaite placer 42 000 satellites en orbite basse.

« Leur contribution à la luminosité du ciel n’est pas négligeable pour les observations des experts, mais cela dépend de leur altitude et de la réflectivité de leur surface », a indiqué l’astronome Stefano Gallozzi.

Suite à ces déclarations, SpaceX a revêtu certains de ces satellites de noir dans le cadre du projet DarkSat. L’objectif de la société spatiale est de réduire la luminosité de ces engins. Jeremy Tregloan-Reed, de l’Université d’Antofagasta, a indiqué que ce n’était pas « une victoire, mais un pas vers la bonne direction. »

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