Starlink : une bêta privée dans 3 mois et une bêta publique dans 6 mois

Depuis 2015, SpaceX travaille sur le projet Starlink, dont le but est d’assurer une couverture internet dans tous les recoins du monde. Pour ce faire, la société aérospatiale d’Elon Musk prévoit l’installation d’une constellation constituée de plusieurs milliers de satellites de télécommunication. À terme, l’entreprise compte déployer jusqu’à 42 000 satellites en orbite terrestre basse.

Dernièrement, SpaceX a ajouté soixante minisatellites supplémentaires à la constellation déjà en place.

La Terre vu de l'espace.

Crédits Pixabay

Actuellement, 420 satellites Starlink sont dans l’espace. Le PDG de la société a profité de l’occasion pour faire l’annonce d’une bêta privée dans trois mois et d’une bêta publique dans six mois sur Twitter.

Toutefois, Musk a souligné que la bêta publique ne sera pas encore accessible aux pays qui se trouvent en basses latitudes.

Une constellation de 1140 minisatellites pour commencer le test

SapceX envisage d’effectuer deux lancements par mois, à travers son lanceur Falcon 9. Afin de pouvoir commencer la phase de test, il va falloir déployer 1140 minisatellites. Néanmoins, ce nombre ne sera pas suffisant pour couvrir le monde entier.

D’après le tweet du patron de la société, la version accessible à tous sera réservée aux « hautes latitudes ». Toutefois, elle pourrait probablement s’étendre au-delà du 45e parallèle, car il a souligné que le service sera disponible en Allemagne.

Une photo du prototype SN4 de Starship installée sur son banc d’essai

Le lancement des soixante nouveaux minisatellites a eu lieu mercredi dernier. C’était la 84e mission du lanceur moyen Falcon 9 de SpaceX. Ce vol réussi lui confère le titre de « lanceur américain le plus expérimenté ». Sa première mission a eu lieu en juin 2010.

En effet, la mission F84 lui a permis de battre le record qui, jusqu’ici, a été détenu par l’Atlas 5 d’United Launch Alliance. Pourtant, le premier lancement de ce denier a eu lieu huit ans plus tôt.

Dans un autre tweet, Elon Musk a également publié une photo du prototype SN4 de Starship positionné sur son banc d’essai. Rappelons que la version précédente, le SN3, a explosé au cours d’un test qui s’est mal déroulé. D’après le PDG, le problème provenait d’« une erreur de configuration du test plutôt qu’une erreur de conception ou de construction ».

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