Strauss Zelnick, le boss de Take-Two, croit très fort dans les jeux solo

Strauss Zelnick, le président de Take Two a profité des questions posées par le journaliste Dean Takahashi pour déclarer sa flamme aux jeux solos dotés d’une narration forte. Et si la chose n’a rien de surprenant pour le patron d’une société connue pour éditer certaines des meilleures licences solo de l’industrie, quelques allusions plus ou moins piquantes et plus ou moins larvées à certains concurrents – dont le géant français Ubisoft – font tout le sel de cette interview conduite pour le compte de GamesBeat.

De cet échange marqué par quelques punchlines bien senties, résulte plus globalement un beau message d’espoir à destination des aficionados du jeu soliste et des expériences narratives prenantes. Le genre est loin d’être mort… tout du moins chez Take Two.

Strauss Zelnick, le patron de Take-Two, s’est exprimé au micro de GamesBeat pour dire tout le bien qu’il pense des jeux solo. Un genre qui, selon lui, a de l’avenir.

Le principal barrage d’artillerie de Strauss Zelnick, tombe tout droit sur les éditeurs qui se ruent sur le multijoueurs et les grandes tendances du moment pour faire leur beurre. Et le faire vite si possible. Outre une critique de la course au Battle Royale observée chez plusieurs grands acteurs de l’industrie ces derniers mois, le patron de Take Two s’en prend au cynisme de certains de ses concurrents en recherche d’un compromis parfait entre facilité de production et rapidité de succès.

Ça ne marchera pas si ce n’est pas un Battle Royale en Free to Play

Répondant à une remarque de Dean Takahashi qui regrettait le désintérêt – en apparence – croissant pour les jeux solo au profit des titres essentiellement axés sur un contenu multijoueur, Zelnick déclare : “Je vois les choses de la même manière (…) les gens disent maintenant que si ce n’est pas un Battle Royale en Free to Play, ça ne marchera pas. Et ils disent ça de manière très sérieuse, mais je n’y crois pas. De mon point de vue, le jeu solo n’est pas mort. C’est même loin d’être le cas“.

Il poursuit : “Les entreprises qui s’épargnent le dur labeur de construire une histoire et des personnages pour aller directement où l’argent se trouve en multijoueurs, ne réussiront pas. J’en serais étonné“.

Plus loin, le dirigeant de Take Two s’en prend gentiment à Ubisoft et à la taille importante (trop peut-être ?) de l’éditeur : “Nous sommes une entreprise mondiale, mais nous ne sommes pas si énormes. On emploie 4 200 personnes à travers 17 studios (…). Ils [Ubisoft] ont 14 000 employés et génèrent moins de revenus que nous. On ne comprend pas”.

Aimable coup de patte à un éditeur qui axe de plus en plus sa communication sur ses titres multijoueurs ou simple allusion économique, Strauss Zelnick n’a pas développé, mais il est vrai que Take Two a effectivement généré de meilleurs profits sur la dernière année fiscale avec un bénéfice net de 147 millions d’euros contre 139,5 millions d’euros pour Ubisoft.

Ce que Zelnick oublie toutefois de préciser, c’est qu’en termes de chiffre d’affaires et de profit opérationnel Ubisoft reste tout de même devant Take-Two.

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