Sumo Bot, des combats de robots sumos pour promouvoir la robotique

Esieespace est une association estudiantine passionnée de robotique. Afin de contribuer à populariser ces technologies auprès du public le plus vaste et le plus hétéroclite possible, elle a eu l’idée de lancer le Sumot Bot, une compétition très particulière consister à faire s’affronter des robots sumos sur un ring. La machine qui réussit à pousser par deux fois son adversaire hors du terrain est le vainqueur.

Loann Boudin, président de l’association, a expliqué que les deux adversaires sont des machines 100 % autonomes, bien que préalablement programmées avec un microcontrôleur. Elles doivent également être dotées d’un capteur pour pouvoir détecter les autres combattants, mais aussi pour détecter la ligne blanche et les bords du terrain de combat.

Sumo Bot

Le prochain tournoi de robot se déroulera le 10 mars 2018 à l’école d’ingénieurs ESIEE Paris.

Faire découvrir la robotique aux gens

Les tournois de robots ne sont pas nouveaux en France. Il existe déjà la Coupe de France de robotique, uniquement réservée aux ingénieurs ou aux personnes ayant au moins un BTS. Le Sumo Bot accepte, quant à elle, tous les participants.

Loann Boudin a affirmé qu’il n’y avait aucune limite d’âge du moment que le robot est conforme aux normes. La compétition veut en effet promouvoir la robotique et la rendre plus accessible et compréhensible pour tous.

L’association va même jusqu’à proposer un kit complet de 55 euros qui permet de monter soi-même son robot sumo. Selon M. Boudin, « Le kit a séduit pas mal de monde, notamment des lycées, collèges… Des professeurs de technologie l’utilisent en classe. Beaucoup de jeunes découvrent que la robotique n’est pas si compliquée que ça et s’y intéressent. »

Y a-t-il des secrets pour gagner un combat ?

Sur le terrain, les robots sont autonomes, ils ne sont donc pas contrôlés par leurs concepteurs. Pour gagner, tout se joue sur la technique et le design de la machine.

Loann Boudin conseille de concevoir un robot agile et rapide. Cependant, il est aussi possible d’opter pour un robot très lent, mais en contrepartie très lourd qui favorise un maximum de stabilité. « Tout dépend de la stratégie, c’est à la fois un mélange de chance et de technique. »

Le Sumo Bot gagne peu à peu en popularité. La précédente compétition avait déjà rassemblé une cinquantaine de participants. L’association de Loann Boudin a également été contactée par une école canadienne qui souhaite aussi organiser des tournois similaires.

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