Sur Facebook, la plupart des pubs antivax viennent en réalité… de deux organisations

À l’heure où l’accès aux informations est devenu vraiment facile, il est devenu plus difficile de distinguer le vrai du faux, surtout sur les réseaux sociaux, où la manipulation de masse est devenue une pratique courante. C’est le cas des propagandes anti-vaccin qui démontrent que nous ne savons pas toujours qui tire la ficelle derrière les rideaux.

L’opinion publique pourrait penser qu’il existe d’innombrables acteurs à agir en coulisse, mais la médiathèque publique de Facebook a permis de découvrir que les apparences sont trompeuses. On vient en effet d’apprendre qu’ils ne seraient en fait que deux organisations à être derrière tout ça : « World Mercury Project » et « Stop Mandatory Vaccinations » qui payeraient 54 % des publicités Antivax sur les réseaux sociaux.

Vaccin

Crédits Pixabay

L’ironie du sort fait qu’après l’interdiction en mars dernier des annonces Antivax, celles relatives aux vaccins en subissent également les conséquences aujourd’hui.

Facebook, complice de ces organisations ?

On le sait tous, les services de Facebook avantagent ceux qui ont un portefeuille très large. Les résultats des études récentes démontrent clairement que le budget alloué aux publicités anti-vaccin est élevé sur la plateforme.

Comme l’indique Amelia Jamison, anthropologue à l’Université du Maryland, « une personne moyenne pourrait penser que ce mouvement anti-vaccin est un effort local mené par les parents, mais ce que nous voyons sur Facebook, c’est qu’il y a une poignée de personnes puissantes et bien connectées qui sont responsables de la majorité des publicités. »

Mais ce n’est pas tout, car les campagnes de sensibilisations sont également orientées vers les cibles potentiellement intéressées. En effet grâce au système de ciblage proposé par Facebook, les annonces anti-vaccin sont facilement redirigées vers les zones et les utilisateurs les plus susceptibles d’adhérer à l’idée.

Danger pour la santé publique !

Face aux publicités antivax qui se font de plus en plus massives sur les réseaux sociaux, les autorités sanitaires ont de quoi s’inquiéter. Rapportée par The Guardian, Emily Lowther, porte-parole de la Minnesota Hospitals Association explique que « la désinformation sur les vaccins cause un préjudice réel aux individus et à leurs communautés ».

L’OMS a classé la politique anti-vaccin parmi les 10 principales menaces à la santé publique. Pour l’organisme, les propagandes Antivax défendent sans aucun crédit scientifique des points de vue et des revendications non fondées, ce qui n’est pas bon du tout.

Mais tout cela n’empêche visiblement pas certains réseaux sociaux à donner l’avantage aux organisations Antivax, du moment qu’ils ont le budget. Comme quoi, le bien-être et la santé publique devient secondaire derrière les intérêts financiers.

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