Sur les réseaux sociaux, des gens montrent leur quotidien avec des sangsues

Un nouveau challenge bizarre commence à inonder les pages de réseaux sociaux. Pour les participants, le défi consiste à partager leurs photos en train de nourrir des sangsues avec leur propre sang. Il y en a qui les considèrent comme des animaux domestiques, les comparant aux chiens et aux chats. Certains semblent même trouver du plaisir à se faire vampiriser par ces parasites.

Les images publiées sont toutes suivies d’une petite anecdote sur ces créatures.

Image par EllWi de Pixabay
Image par EllWi de Pixabay 

Il y a environ six cents espèces de sangsues connues dans le monde. Le Hirudinaria manillensis est la plus grande et la plus commune de toutes. Cet animal originaire d’Asie du Sud-Est est une sangsue du buffle. Il arrive à boire du sang dix fois plus de son poids en 20 à 45 min et se nourrit une fois tous les trois à six mois.

Les sangsues ont été utilisées depuis des milliers d’années en Égypte par les médecins pour provoquer une « saignée ». Cette pratique chirurgicale consiste à aspirer le surplus de sang d’un patient afin de purifier le corps.

L’hirudothérapie est approuvée par la FDA 

Certains utilisateurs qui s’adonnent au buzz ont avancé qu’il faut bien comprendre pour ne pas avoir peur. À chaque succion, l’animal nettoie la plaie et injecte ses salives aux propriétés anticoagulantes, anti-inflammatoires et antalgiques. Il sait relancer la circulation sanguine et calmer la douleur.

D’après un spécialiste, l’hirudothérapie, la pratique médicale qui utilise des sangsues, guérit la douleur et aide à vivre plus longtemps. Il a rappelé que durant les temps anciens, les sangsues étaient couramment utilisées pour traiter toute une série de maladies.

En 2004, la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé l’utilisation de ces suceurs de sang comme dispositifs médicaux. Le motif est qu’ils permettent d’éviter la congestion des veines après une opération chirurgicale.

« L’utilisation de la sangsue peut prévenir la mort des tissus et favoriser la guérison, mais les patients sont souvent mal à l’aise avec ce concept. Cependant, lorsque nous communiquons ouvertement avec eux sur nos objectifs et les raisons de la thérapie, la plupart des patients comprennent et acceptent le traitement. »

Rod Rezaee, chirurgien à l’hôpital universitaire de Cleveland, dans l’Ohio

Un accouplement provoque une fécondation réciproque

La sangsue possède deux ventouses qui lui permettent de s’agripper et de trois mâchoires pour mieux mordre. Une fois satisfaite, cette clitellata se détache toute seule de la peau et peut rester à jeun pendant plus d’un an.

La sangsue du buffle est hermaphrodite, c’est-à-dire qu’un individu possède à la fois des organes reproducteurs mâle et femelle. Un accouplement peut donc provoquer une fécondation réciproque.