Sur Mars, le sexe sera risqué et il pourrait déboucher sur la naissance d’une nouvelle sous-espèce

Coloniser la planète rouge est l’objectif ultime des agences spatiales, des scientifiques et des experts. Tous cherchent le meilleur moyen de s’implanter sur Mars en construisant des infrastructures habitables et en produisant des denrées alimentaires. Toutefois, les défis sont d’envergure puisque l’environnement sur la planète est inhospitalier.

Hormis l’implantation sur Mars, les scientifiques étudient les faisabilités de la reproduction sur le sol martien et une nouvelle étude sur le sujet vient précisément de paraître.

Mars

Il est probable que les risques sont réels et multiples si les humains envisagent de concevoir, de porter et d’engendrer une progéniture loin de la planète bleue. La faible gravité sur Mars peut entraver la conception ainsi que le processus de grossesse.

L’impact de la microgravité sur les hommes

La gravité sur Mars équivaut à 1/3 de celle de la Terre. Par conséquent, les humains qui évolueront sur Mars doivent craindre pour leur santé.

Une gravité moindre entraine la détérioration des muscles et affaiblit la structure osseuse. Des problèmes de vision voire le changement de la forme du cerveau ont également été constatés chez les astronautes qui sont restés longtemps en orbite.

Si les adultes en excellente santé peuvent défaillir à tout moment, les risques sont d’autant plus grands pour les enfants. La microgravité peut sérieusement modifier le phénomène de conception, de plus, il n’est pas certain qu’une mère puisse mener une grossesse à son terme loin de la gravité terrestre.

La reproduction, une obligation pour les colonies sur Mars

Le document signé par les chercheurs n’en reste pas là et il évoque également les défis auxquels seraient confrontées les colonies martiennes.

Du point de vue des chercheurs, dans un contexte de survie, les colons n’auront pas le luxe de pouvoir aimer. Ils devront en effet mettre de côté leurs émotions et cela pourrait à terme les pousser vers l’eugénisme.

Les auteurs du document pensent en effet que les colonies martiennes n’auront d’autre choix que d’exclure certains individus du processus de reproduction afin de limiter autant que possible la propagation de certains traits indésirables. Ils vont même plus loin en indiquant que les colons martiens n’auront peut-être pas d’autre choix que de modifier les gènes des futurs bébés afin de leur permettre de survivre plus facilement aux conditions hostiles de la planète rouge.

Dans ce contexte, et en supposant que les colons parviennent réellement à se reproduire sur Mars, alors ces colonies pourraient – toujours d’après les chercheurs – déboucher sur l’apparition d’une nouvelle sous-espèce, une sous-espèce dont les individus ne pourront jamais vivre sur la Terre.