Au Tadjikistan, il est désormais interdit de pleurer trop fort pendant les enterrements

Le Tadjikistan vient d’annoncer qu’il est désormais interdit de pleurer trop fort lors des enterrements. Considéré comme un acte contraire à la bonne conduite, le fait de montrer publiquement son chagrin pour le défunt est prohibé. Les autorités du pays n’hésitent pas à prendre des mesures strictes pour protéger leurs traditions.

Depuis longtemps, la vie privée des Tadjiks est contrôlée par le département des affaires religieuses. D’ailleurs, Afshin Muqim, porte-parole du gouvernement explique la principale raison de cette décision : « Il y a eu une demande au cours des dernières années pour de telles lignes de conduite qui aideraient nos citoyens à mener à bien les funérailles et les rituels mortuaires. »

Pleurer

Au Tadjikistan, l’autorité étatique détient un grand pouvoir.

De nouvelles mesures à respecter pendant les rituels funéraires

Après le coup du SMS indiquant la manière appropriée de s’habiller, l’État s’attaque maintenant aux rituels funéraires.

Désormais, il n’est plus possible d’exprimer des émotions dites extravagantes lors des funérailles. Finis les pleurs bruyants, le recours au service de pleureuse professionnel et le fait de courir après le cercueil.

De même, d’autres nouvelles lignes de conduite sont également à suivre. Pour les femmes, le port de vêtements de couleur bleue est exigé. Pour les hommes, quant à eux, des consignes sur la longueur des barbes et le style de turban ont été données. 500.000 exemplaires de brochures ont été conçus pour transmettre ces messages à la population entière.

Le gouvernement dicte la conduite de la population

Depuis plus d’une décennie, le gouvernement n’a cessé de multiplier les mesures radicales liées aux habitudes de ses ressortissants. Il s’agit notamment de l’interdiction du port du hijab dans les ministères ainsi que dans les écoles et la fréquentation des mosquées par les garçons de moins de 18 ans.

Bien que toutes ces décisions semblent a priori trop sévères, le Premier ministre réitère qu’elles ont été prises pour combattre l’extrémisme religieux. Autrement dit, les autorités pensent effacer le mauvais jugement porté sur l’islam à travers des mesures plus adéquates.

Même si de telles décisions ne seraient pas admises dans la plupart des pays du reste du monde, les Tadjiks les respectent.