A Taïwan, on traque les smartphones pour s’assurer que tout le monde respecte le confinement

Alors que le monde est sur le pied de guerre pour empêcher la propagation du Coronavirus, Taïwan a décidé de recourir à la technologie pour aider à faire respecter les mesures de quarantaine. Les autorités taïwanaises se servent ainsi des smartphones des patients pour les localiser.

Si Taïwan fait partie des territoires asiatiques les moins affectés par le Covid-19, c’est parce que les autorités locales se montrent très vigilantes vis-à-vis de ce virus qui a déjà fait plus de 19 000 morts à l’échelle planétaire. Afin d’endiguer la propagation du coronavirus et soutenir les efforts déployés par les humains pour y lutter, le petit État insulaire situé à tout juste 180 km à l’est de la Chine n’hésite pas à faire appel à la technologie.

A Taïwan, les smartphones sont utilisés pour traquer ceux qui ont contracté le coronavirus – Crédits Pixabay

Comme nous l’apprend Reuters, les autorités taïwanaises ont mis en place une « clôture électronique » pour empêcher les personnes contaminées de sortir de chez elles.

Les smartphones pour localiser ceux qui ont été placés en quarantaine

En substance, les autorités se basent sur les informations de localisation émises par les téléphones pour savoir si ceux qui ont été testés positifs au Covid-19 respectent ou pas les règles de quarantaine ; à savoir, le fait de ne pas sortir. « L’objectif est d’empêcher les gens de sortir et de propager l’infection », a déclaré Jyan Hong-wei, chef du Département de la cybersécurité de Taiwan.

Toujours d’après ce haut responsable, en surveillant les signaux téléphoniques, le système alerte la police et les autorités locales si la personne placée en quarantaine s’éloigne de son domicile ou éteint son téléphone. Celle-ci reçoit également deux appels par jour pour éviter qu’elle ne laisse son téléphone à la maison pour échapper au suivi.

Un système qui ne fait pas l’unanimité

Malgré son efficacité, cette technique mise en place par les autorités taïwanaises n’échappe pas aux critiques. Un agent de bord qui a été placé en quarantaine pendant 14 jours à Taipei après un voyage en Europe a par exemple déploré le fait que le gouvernement s’associe à des FAI pour traquer les patients via leurs téléphones.