Take-Two ne cache pas sa déception quant aux débuts de Google Stadia

C’est lors d’une conférence que le PDG de Take-Two a exprimé son sentiment contrasté sur Google Stadia, dont le lancement n’a visiblement pas été à la hauteur de ses espérances. La plate-forme abrite pourtant un certain Red Dead Redemption 2.

En novembre dernier, Google lançait Stadia, un service de jeu en streaming accessible sur téléviseur, ordinateur et certains périphériques mobiles. Début mai, on y comptait une quarantaine de titres accessibles dont Assassin’s Creed Odyssey, Borderlands 3, DOOM Eternal, Dragon Ball Xenoverse 2, Octopath Traveler ou encore Red Dead Redemption 2.

L’offre actuelle devrait être enrichie de quelque 120 autres titres d’ici la fin de l’année. Avec les propos qu’a récemment tenus Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, on peut se demander si de gros morceaux de la firme seront de cette salve.

Google Stadia : le PDG de Take-Two parle de « promesses excessives »

Durant la récente Bernstein Annual Strategic Decisions Conference, Strauss Zelnick s’est exprimé sur Stadia. On a assez rapidement compris que le service avait quelque peu déçu au sein de Take-Two :

« Le lancement de Stadia a été lent. Je pense qu’il y a eu des promesses excessives sur ce que la technologie pouvait apporter et, en conséquence, une certaine déception des consommateurs ».

Selon Polygon, qui rapporte ces déclarations, ce sentiment serait assez largement partagé, et ce au sein de l’industrie comme du côté des consommateurs. M. Zelnick ne souhaiterait toutefois pas abandonner la plate-forme :

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« Chaque fois que vous élargissez la distribution, vous élargissez potentiellement votre public, c’est pourquoi nous avons soutenu la sortie de Stadia avec trois titres au départ [NDLR : Red Dead Redemption 2, NBA 2K20 et Borderlands 3] et nous continuerons à soutenir des services de streaming de haute qualité tant que le modèle commercial aura du sens ».

Sans le mentionner ni forcément le penser, le patron de Take-Two laisse entendre un parallèle avec le marché de la réalité virtuelle :

« Avec le temps, je pense que le streaming va fonctionner… La conviction que le streaming allait transformer l’essai était basée sur le fait qu’il y avait beaucoup de gens qui avaient un réel intérêt pour le divertissement interactif, qui voulaient vraiment payer pour cela, mais qui ne voulaient tout simplement pas avoir de console. Je ne suis pas sûr que cela ait été le cas ».

Pression, vous avez dit pression ?