Tarantino n’a aucun problème à ce que son fils de 5 ans visionne l’un de ses films en particulier

Quentin Tarantino a récemment déclaré qu’il ne verrait pas d’objection à ce que son fils de 5 ans visionne Kill Bill. Un aveu forcément interpellant pour les esprits cherchant à préserver l’innocence de notre jeunesse, mais le cinéaste explique son point de vue.

Ce n’est pas parce que votre milieu professionnel reconnaît en vous des qualités certaines que votre famille pensera de même. Surtout quand les profils sont diamétralement opposés.

Un portrait de Quentin Tarantino
crédit Victor_Borodinova / Pixabay

Prenons le cas de Quentin Tarantino. Sa filmographie, ne s’encombrant pas vraiment de censures, fait ainsi plus que flirter avec le sanguinolent. Imaginons maintenant que le réalisateur ait des enfants. Ça tombe bien, il est père d’un petit garçon de 5 ans. A priori, ce dernier est à l’antipode du public visé par Quentin Tarantino, ne serait-ce que de par son âge.

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Tarantino avoue avoir vu “beaucoup de choses” quand il était enfant

Il se trouve que dans un entretien accordé à Deadline, Quentin Tarantino a récemment été amené à s’exprimer sur l’âge auquel il jugerait correct de laisser son fils regarder ses films.

“Cela dépend de son intérêt. Si l’on se place de mon point de vue, j’ai vu beaucoup de choses au moment de leur sortie, vous savez, donc j’imagine [tôt]. Si je devais me l’imaginer, il serait probablement, en tant que petit garçon, le plus attiré par Kill Bill, entre 5, 6 ou 7 ans.”

Il est bon de rappeler que Kill Bill : Volume 1 avait été classifié R (Restricted) et interdit aux moins de 17 ans aux États-Unis, tout comme sa suite répondant au doux et pertinent nom de Kill Bill : Volume 2. Preuve que les sensibilités divergent selon les territoires, en France, alors que le premier volet avait été interdit aux mineurs de moins de 16 ans, le second avait été jugé moins choquant, et donc uniquement limité aux plus de 12 ans.

Pour en revenir aux propos de Quentin Tarantino, il est fort probable que si son fils manifestait un intérêt pour regarder Kill Bill à son (très) jeune âge, son père encadrerait la séance et serait à même de répondre à toutes ses interrogations. Quitte, éventuellement, à gommer une partie de sa naïveté d’enfant.

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