Telegram en partie suspendu en Indonésie

Après avoir détecté de nombreux messages susceptibles de favoriser le terrorisme sur Telegram, les autorités indonésiennes ont décidé de réagir. Elles ont pris l’initiative de bloquer une partie du service de la messagerie. La solution risque même d’être bannie définitivement d’Indonésie si son éditeur refuse de coopérer et recourir à des normes strictes pour étudier de manière approfondie les messages suspects.

Dans la soirée du 14 juillet 2017, le ministère des Communications a expliqué dans un communiqué les raisons pour lesquelles il a été décidé de limiter les accès à Telegram. L’application permet l’échange d’un nombre impressionnant de messages « contenant des encouragements au radicalisme et au terrorisme, ainsi que des conseils pour assembler des bombes et perpétrer des attaques. »

Telegram

Telegram est considéré pour être l’application mobile privilégiée par les groupes terroristes pour communiquer. De plus, la firme rejette toute collaboration avec les autorités en choisissant de garder secrètes les données de ses utilisateurs.

Une mesure de prévention drastique

Pour lutter efficacement contre le terrorisme et éviter toute éventuelle attaque, les autorités indonésiennes ont coupé l’accès à la messagerie par le biais des navigateurs web. Elles n’hésiteront cependant pas à bloquer l’application développée pour les appareils mobiles si l’éditeur de la solution n’accède pas à leurs exigences.

Telegram, mondialement connu pour son haut niveau de chiffrement, devra donc recourir à des procédures standards pour traiter les contenus illégaux. Dans le cas contraire, la marque sera obligée de cesser toute activité sur le territoire indonésien.

Dans le collimateur des autorités

Le gouvernement indonésien accuse Telegram d’avoir servi de moyen d’échanges pour les terroristes qui ont orchestré la plupart des attentats dont le pays a été victime ces derniers mois.

Tel est le cas de l’attaque du mois de juin dernier qui a coûté la vie à deux policiers, tués à coup de couteau dans une mosquée.

Face à ces accusations portées, Pavel Durov, PDG de Telegram a indiqué sur Twitter n’avoir « jamais reçu la moindre demande-reproche de la part du gouvernement indonésien. » Cependant, il a précisé que sa société mènera une enquête approfondie sur chacun des faits auxquels elle semblerait être liée.

Telegram est déjà dans le viseur de nombreux pays notamment la France, après les attentats de Paris en 2015, et la Russie après l’attentat du métro de Saint-Pétersbourg en avril 2017.

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