Terre : le trou de la couche d’ozone rétrécit encore

C’est confirmé, notre atmosphère est en phase de guérison. Le plus gros trou d’ozone jamais enregistré est situé en Antarctique. Actuellement, le creux serait en train de se résorber. Si en 1991, le trou était estimé à vingt-six millions de mètres carrés, les calculs ont montré une réduction considérable de plus d’un million de mètres carrés en 2016. En septembre dernier, le trou s’est rétréci jusqu’à dix-neuf millions de mètres carrés.

Pour rappel, la NASA a repéré le trou au-dessus de l’Antarctique dans les années quatre-vingt. Juste en dessous, les rayons du soleil ne sont pas filtrés convenablement lorsqu’ils atteignent le sol. Les émissions de gaz liés aux activités humaines en étaient la cause principale. Les gaz fluorés, par exemple, contribuent fortement à la formation des trous d’ozone.

Sauver Terre

Cependant, des mesures ont été prises afin de remédier à cette situation, à l’exemple du protocole de Montréal de 1987. Paul A. Newman du département des Sciences de la terre au sein de la NASA a annoncé le résultat avec enthousiasme.

Le bouclier de la vie sur Terre

L’atmosphère terrestre est constituée de différents gaz. Toutefois, seul l’ozone est à même de parer les rayons ultraviolets avant qu’ils n’atteignent le sol. Le cancer de la peau chez les humains est l’une des conséquences désastreuses de ces rayons. Ils bouleversent également le métabolisme des plantes. Les végétaux exposés aux rayons UV présentent un dérèglement important de leur croissance.

Ces répercussions avaient alarmé la communauté scientifique. L’objectif du protocole de Montréal est ainsi de réduire totalement l’émission de matières gazeuses qui dégradent la couche d’ozone.

Les entreprises ont alors progressivement renoncé à de nombreux éléments chimiques. Il s’agit par exemple de produits contenus dans les aérosols, les réfrigérateurs et les climatiseurs.

Dans la bonne direction

Ce rétablissement progressif de l’atmosphère serait lié à la récente montée de température dans la stratosphère. Les scientifiques ont précisé que c’est l’air chaud qui aurait occasionné ce refoulement d’éléments nocifs comme le brome et le chlore.

Néanmoins, le chemin à parcourir est encore long. Les gaz chlorofluorocarbones peuvent encore persister jusqu’à plus d’un siècle dans l’atmosphère. Paul Newman a d’ailleurs affirmé que « la couche d’ozone ne reviendra à sa forme des années 1980 que vers 2070 ».

Il y a longtemps, le célèbre philosophe Henri Bergson l’avait déjà prédit : « L’avenir de l’humanité reste indéterminé, car il dépend d’elle ».

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